Jacques-Charles Bailleul

Résumé

Jacques-Charles Bailleul Doctrines religieuses et politiques… (1824)

Si vous n'admettez pas une suprême Intelligence , en un mot Dieu, il est impossible, je le répète, d'asseoir aucune idée morale, de commander aucun devoir. Si l'homme est dans la nature la première intelligence, s'il en est le principe et le type, si rien n'est reconnu audessus de lui, dès-lors chaque individu est son maître, il n'y a plus de motif pour obéir, il n'y a plus de droit pour commander ; il ne reste plus que la force; nous sommes condamnés à l'indépendance, à la liberté des bêtes, par conséquent à leur abjection.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Doctrines religieuses et politiques… (1824)

Il est de fait que les hommes, d'après leur conformation physique, sont très-inégaux en force; que l'inégalité qui naît de leur intelligence et de leur moralité peut être immense, infinie ; que l'inégalité dans la jouissance des biens peut être considérable; que l'inégalité entre le nombre et les forces physiques de ceux qui n'ont rien, ou qui ont peu, avec le nombre et les forces physiques de ceux qui possèdent, est encore plus grande. Où trouver le principe d'égalité dans des existences qui n'offrent que des inégalités?
Le principe naît en partie de ces inégalités même et de leur mobilité.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Doctrines religieuses et politiques… (1824)

Quand on s'occupe d'idées spéculatives sur le gouvernement des peuples, souvent on ne donne aucune attention à ces rapports économiques qui sont l'ame des sociétés, et qui constituent le premier besoin d'une haute administration. C'est là qu'est le moyen de conservation de tous les instants; les armées, la police, les lois politiques et civiles, le maintien de l'égalité, de la liberté, n'ont pas d'autre objet; ce sont là des moyens qui ont pour fin l'ordre, la prospérité, et par conséquent la conservation des individus et du corps social.
Source : Gallica

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