Résumé

Des Effets de la liberté (1868)

Un despotisme habile a pu mettre longtemps à profit cette erreur. Il a pu cacher l'oppression sous la forme de l'intérêt général.
On ne pourra jamais faire que la société soit autre chose, quelque déclaration que l'on fasse. Toutes les déclarations du monde ne peuvent changer la nature des choses.
Mais ce n'est pas tout. L'homme seul, isolé, eût-il la liberté, n'aurait pas encore tous les moyens de développement de sa nature sensible, intelligente et morale. Il ne suffit pas que rien n'enchaîne ses facultés ; pour son développement, il faut encore autre chose.
Source : Gallica

Des Effets de la liberté (1868)

Une nation est libre quand elle a la liberté dans l'âme. Alors la liberté est dans ses moeurs. On voit qu'elle est libre parce qu'elle pense librement, parce qu'elle agit librement, parce que sa presse, sa tribune, expriment les accents d'un peuple libre; parce que sa littérature reflète sous toutes les formes ce sentiment. La moralité domine cette société, en est une loi première, comme l'honnêteté en est la première règle.
Elle est dans ses lois, elle siége à ses tribunaux. — La liberté préside à tous les rapports du pouvoir avec les citoyens, parce qu'il est l'autorité même de la nation.
Source : Gallica

Des Effets de la liberté (1868)

L'homme puissant n'est pas celui qui a peur d'une force et cherche à l'anéantir; c'est celui qui, comprenant que toute force a une destination, s'en empare et la dirige utilement.
Il faut appliquer les mots selon la réalité. Détruire la liberté, ce n'est pas gouverner, c'est enchaîner. Ce n'est pas pour cela que la Révolution française a ébranlé le monde jusque dans ses fondements. C'est ne rien comprendre aux événements qui se sont accomplis, à l'ordre nouveau des choses, aux gigantesques progrès qui dépassent les rêves les plus audacieux, à l'état actuel du monde.
Source : Gallica

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