Résumé

Alexandre Weill Génie de la monarchie, par Alexandre Weill (1850)

Elles périssent dès que, se détachant de leur principe, elles croient, dans leur orgueil, pouvoir vivre toutes seules. C'est comme si le corps se révoltait contre l'âme qui le domine; c'est comme si la terre s'insurgeait contre le soleil qui brule, mais aussi, qui seul lui donne chaleur et vie.
Une nation dont la politique, subordonnée aux faits accomplis de la force brutale, est complètement détachée du principe moral de la justice, de la religion et du devoir, n'est plus qu'une bête féroce qui, affamée, défend sa proie, mais qui, assouvie, se laisse prendre par le premier venu.
Source : Gallica

Alexandre Weill Génie de la monarchie, par Alexandre Weill (1850)

Malheureux! il n'y a pas de droits sans devoirs. Sachez donc qu'il est un Dieu unique, grand, puissant, omniscient; un Dieu qui a créé l'homme, son fils, à son image. Le but de cet homme n'est ni la haine, ni la guerre, ni la victoire, ni l'oppression, ni la fortune, mais l'amour, la paix , la vertu, et avec ces conquêtes, la prospérité, la fraternité et la liberté. L'homme n'est pas un corps matériel et mortel, mais un être spirituel et immortel. L'âme n'est pas l'instrument du corps, mais sa divine maîtresse
Source : Gallica

Alexandre Weill Génie de la monarchie, par Alexandre Weill (1850)

Quand une société prend une bête ou un bloc de marbre pour en faire un dieu, personne ne se plaindra de cette supériorité. C'est l'orgueil humain, jaloux d'égalité, qui a créé l'idolâtrie et le despotisme. Quand personne n'a de droits devant le despote, tout le monde est égal; d'autant que le despote lui-même sera tôt ou tard mis au niveau de l'égalité générale. Dans une telle société, tout est négatif, même la divinité. De liberté, pas une trace; car la liberté exclut forcément l'égalité. Que ce soit l'idolâtrie qui a créé la tyrannie ou la tyrannie qui a créé l'idolâtrie, peu importe!
Source : Gallica

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