Louis d' Armailhac

Résumé

Louis d' Armailhac La légitimité et le progrès (1871)

Si l'homme est à lui-même son Dieu, s'il ne relève que de sa raison, peut-être bien arrivera-t-il à discerner le bien du mal, mais rien au monde ne peut contraindre sa volonté libre à opter pour l'un plutôt que pour l'autre : ni au fond de sa conscience, dans le for intérieur, ni, par suite, devant les tribunaux, au nom d'une autorité sociale qui n'existe plus en principe. Pour ceux qui ne veulent pas la faire remonter théoriquement à Dieu lui-même, il n'y a pas d'autre base d'autorité possible, ni en morale, au point de vue individuel, ni en politique, au point de vue social.
Source : Gallica

Louis d' Armailhac La légitimité et le progrès (1871)

L'harmonie naturelle, au contraire, une fois reconnue comme une vérité d'expérience et d'observation, c'est la libre expansion de l'initiative individuelle, c'est la liberté, sous la sanction morale de la responsabilité de chacun et de la solidarité, c'est une large et féconde décentralisation administrative, c'est la justice, c'est l'égalité substituée à l'arbitraire et aux priviléges organisés, c'est l'activité, le réveil de la société qui reprend alors son équilibre naturel et sa vie normale et calme.
Source : Gallica

Louis d' Armailhac La légitimité et le progrès (1871)

C'est cette théorie élevée de l'autorité comprise de la môme façon qui a inspiré ce mot si profond : « Le pouvoir de tout faire n'en donne pas le droit. »
Il faut donc, de toute nécessité, ou admettre avec les conservateurs, avec la religion, avec l'Eglise, que l'autorité vient de Dieu, ou, si l'on repousse le concept religieux, n'admettre avec la Révolution d'autre frein aux passions humaines et aux dangers sociaux que la force toujours précaire d'un pouvoir vicié dans son principe.
On ne peut pas se révolter contre Dieu sans se révolter contre tout principe d'autorité humaine et sociale
Source : Gallica

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