Résumé

Antoine Fayet De l'Esprit national, par A. Fayet… (1850)

S'il faut recommencer, à chaque génération, l'oeuvre sociale tout entière; si l'enfant n'accepte pas de confiance l'héritage d'expérience politique de son père, la société ne sera-t-elle pas réduite à se traîner, à user ses forcés dans d'éternels essais?
Laisser aux caprices de chaque génération le soin de se donner un gouvernement, sans tenir compte de la sagesse et de l'exemple des aïeux, c'est donc nier la première loi du progrès qui ne s'accomplit que par l'unité d'efforts, par la solidarité et la perpétuité des traditions du genre humain; c'est détruire l'idée même de toute civilisation.
Source : Gallica

Antoine Fayet De l'Esprit national, par A. Fayet… (1850)

L'autorité n'est pas un fait matériel, c'est avant tout une idée morale; ce n'est pas une création de la force, mais l'expression d'une loi sociale; elle ne sort pas d'une acclamation, ni d'une surprise, ni des flancs d'une barricade ou d'une urne à scrutin, elle tire son origine et sa puissance des besoins de chaque société, du droit public et traditionnel de chaque peuple.
Source : Gallica

Antoine Fayet De l'Esprit national, par A. Fayet… (1850)

Comment voulez-vous que le commerce s'étende, que les entreprises industrielles se développent dans une société inquiète de son lendemain, où l'organisation vacillante du pouvoir et les intermittences du gouvernement exposent l'ordre à des crises périodiques? Les capitaux se cachent au milieu des orages politiques, les transactions s'arrêtent quand les existences sont menacées. Le commerce, le travail, l'industrie ne fleurissent que sous un ciel serein, sous la douce influence de la paix, et la paix n'existe que par un pouvoir fort, incontesté et durable.
Source : Gallica

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