Résumé

Mathieu Barbaste De l'Autorité en politique, par M. Barbaste… (1849)

Dès que les sociétés se sentent assez de force pour secouer le joug de l'autorité divine et de l'autorité héroïque , l'on voit poindre à l'horizon la raison humaine qui ronge toujours son frein et qui tend a se débarrasser de ses langes. Cette raison aboutirait inévitablement à une espèce de souveraineté individuelle , si elle ne trouvait en elle-même, de quoi la contenir , de quoi la limiter. Or, la puissance qui lutte ainsi contre les débordements de la raison, individuelle, c'est l'autorité humaine.
Source : Gallica

Mathieu Barbaste De l'Autorité en politique, par M. Barbaste… (1849)

L'unité dans le pouvoir, plus une grande force concentrée dans les mains d'un monarque, ne suffisent pas pour gouverner une nation d'hommes libres. Sans sortir de l'histoire de notre pays, nous pouvons nous convaincre qu'il faut autre chose dans nos institutions. Les Germains, nos ancêtres, ont apporté dans les Gaules l'esprit de liberté en même temps que l'esprit d'unité politique. La royauté héréditaire et la représentation nationale ont toujours marché de front.
Source : Gallica

Mathieu Barbaste De l'Autorité en politique, par M. Barbaste… (1849)

Ainsi, unité , variété , progrès , perpétuité , voilà quatre termes qui expriment une seule et même loi, ou mieux deux lois qui n'en font qu'une.
Quant à la liberté individuelle , elle n'est jamais absolue. Dans l'ordre physiologique , l'homme ne peut se développer sans le concours du milieu auquel il emprunte sans cesse, ni sans le concours de ses proches. Dans l'ordre moral et politique, il a aussi toujours besoin de la société qui le protège et lui assure la possession paisible de ses biens. Les lois seules limitent ici l'usage de sa liberté.
Source : Gallica

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