Résumé

Paul de Tascher Quelques réflexions sur les fortifications de Paris… (1841)

Si aujourd'hui l'Europe nous traite avec tant de dédain, est-ce donc le moins du monde parce que Paris n'est pas fortifié? N'est-ce pas uniquement à cause de cette situation intérieure que nous venons de dire, et qu'elle connaît encore mieux que nous? Paris fortifié, en serons-nous moins voués pour un temps indéfini à l'agitation et au désordre qui nous usent et nous tiennent liés? Ne modifiant ni notre situation intérieure, ni notre avenir, les travaux militaires exécutés autour de Paris ne modifieront en rien notre situation extérieure et les dédains de l'Europe.
Source : Gallica

Paul de Tascher Quelques réflexions sur les fortifications de Paris… (1841)

L'inimitié des principes échappe, comme les principes mêmes, à l'action du temps. — Comme notre faiblesse, notre principe réunit toute l'Europe contre nous*
Quand nous sommes ainsi et faibles et odieux, quand nous nous exposons à provoquer à la fois et le dédain et la haine, nous serions surpris que l'Europe cherchât à nous faire sortir de la grande société européenne, à nous placer dans un isolement fatal, à décider les affaires sans nous, à se partager l'héritage de notre influence sur les différentes parties du monde en attendant peut-être le moment d'un autre partage !
Source : Gallica

Paul de Tascher Quelques réflexions sur les fortifications de Paris… (1841)

Une nation faible et de second ordre, mais qui a toujours été faible et de second ordre, peut avoir des amis, des alliés. Son existence, son indépendance peuvent intéresser l'équilibre du monde et cet intérêt la protéger. Une grande nation qui a commandé aux autres, et qui tombe, a tout le monde à l'instant contre elle : chacun à une injure à venger, chacun veut une part dans sa dépouille : et pour ce partage on s'entend.
Source : Gallica

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