Honoré de Lourdoueix

Résumé

Honoré de Lourdoueix De la France après la Révolution (1816)

On ne manquera pas de nous objecter, que c'est la propagation des lumières qui a amené la révolution et tous les maux qu'elle a traînés à sa suite. Mais qu'on ne s'y trompe pas ; ce n'est pas pour y trop voir que les hommes s'égarent, c'est pour n'y pas voir assez. L'aveugle qui commence à recouvrer la lumière veut marcher sans guide et tombe dans les précipices ; achevez de lui rendre le jour, il suivra la route sans s'écarter, parce que les précipices lui feront peur. La demi-civilisation enfante les paradoxes, détruit la morale et la religion.
Source : Gallica

Honoré de Lourdoueix De la France après la Révolution (1816)

Ce n'est pas le fait, c'est le droit qui importe à sa dignité; l'arbitraire révolte sa raison, et le pouvoir ne doit pas, dans son idée , être séparé de la loi. Du reste, l'inconvénient le plus réel que présentât cet état de choses, était peut-être de laisser à la malveillance ce mot de liberté à invoquer, pour égarer les hommes et les empêcher de s'entendre. Le meilleur gouvernement est sans contredit celui qui donne le moins d'armes à la mauvaise foi des factions.
Source : Gallica

Honoré de Lourdoueix De la France après la Révolution (1816)

Il serait résulté de ces perfectionnements une véritable démocratie, qui n'aurait pu se trouver en contact immédiat avec le pouvoir monarchique, sans que l'un des deux ne finît par détruire l'autre; et comme un gouvernement entièrement démocratique n'est pas plus dans nos moeurs qu'une monarchie absolue, il était indispensable de mettre entre ces deux forces opposées une force égale et immobile, qui les empêchât de se heurter. Nous avons vu plus haut que l'ancienne aristocratie, la noblesse, ayant trop d'intérêts à débattre avec le peuple, ne pouvait plus remplir cet objet.
Source : Gallica

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