François-Thomas Delbare

Résumé

François-Thomas Delbare La Chambre de 1820 solidaire de celle de 1815… (1820)

Mais s'il n'y a plus d'opinion publique dominante en France, il y a une force d'inertie qui en tient lieu ; tous les partis, toutes les factions, toutes les opinions viennent se briser contre elle : il y a un sentiment public jusque dans les factieux eux-mêmes, que l'ambition précipité les uns sur les autres, et qui, pleins de mépris pour leurs anciens complices, ne peuvent refuser leur estime à ceux qu'ils punissent d'avoir su se préserver du poison de l'innovation.
Source : Gallica

François-Thomas Delbare La Chambre de 1820 solidaire de celle de 1815… (1820)

Mais, dit-on, tout est révolution dans la nature; il faut bien s'abandonner au torrent. Tout est révolution, sans doute ; mais il y a les révolutions du temps et les révolutions des hommes; celles du temps sont lentes et douces; elles emportent insensiblement les siècles, les générations, les systèmes, les lois, les moeurs, mais laissent toujours au peuple la morale et les idées d'ordre, de justice , de propriété.
Source : Gallica

François-Thomas Delbare La Chambre de 1820 solidaire de celle de 1815… (1820)

Le devoir des gouvernemens est de se mettre à la tête de l'opinion pour la diriger ; et rien ne leur est plus facile avec des institutions appropriées au peuple ou identifiées avec lui par un long espace de temps. Si le gouvernement détruit ces institutions, ou s'il ne les rétablit pas quand elles sont détruites, et qu'il manque lui-même de principe fixe , alors l'opinion publique se détériore promptement ou ne peut reprendre son empire.
Source : Gallica

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