Résumé

Ch. Grenier,  Situation du gouvernement et du pays au commencement de l'année 1833 (1833)

“ Nous conviendrons, volontiers, que la révolution de septembre n'avait pas été provoquée par Guillaume comme celle de juillet par Charles X; mais les griefs de nos voisins n'en étaient pas moins graves, ni leur cause moins juste. Un peuple réuni malgré lui à un autre peuple avec lequel il n'a aucune communauté de langage, de moeurs ni d'intérêts , a toujours le droit de s'en séparer. Tout ce qui n'est fondé que par la force peut être détruit par la force. ”
Source : Gallica

Ch. Grenier,  Situation du gouvernement et du pays au commencement de l'année 1833 (1833)

“ A la presse des partis le Gouvernement opposa une presse ministérielle ; c'était son droit et son devoir. Le pouvoir doit être à toute heure prêt à expliquer ses intentions et à justifier ses actes. La faculté acquise à tout le monde en France de discuter toutes les doctrines et tous les faits implique l'obligation pour le Gouvernement de prendre part à cette vaste polémique. Il y doit intervenir, non seulement dans l'intérêt de sa propre conservation, mais aussi pour la défense de la société dont il est chargé d'assurer le repos et le progrès. ”
Source : Gallica

Ch. Grenier,  Situation du gouvernement et du pays au commencement de l'année 1833 (1833)

“ Tout l'échafaudage de raisonnemens qu'ont bâti les avocats de la duchesse, n'est en définitive qu'un voile maladroitement ajusté à cette proposition: Henri V est roi de France. A quoi servirait de fouiller au fond des choses avec des adversaires dont la foi politique est un dogme absolu qui n'admet point l'examen ? Aux yeux des légitimistes purs , la discussion seule est déjà une hérésie. En donnant à la légitimité une origine divine , en faisant de sa cause la cause de Dieu, ils l'ont placée dans une région où l'homme ne peut l'atteindre. ”
Source : Gallica

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