Jules Claretie,
Histoire de la révolution de 1870-1871
(1872-1875)
“ Et, tout Paris, pris du délire heureux, de cette fièvre de victoire que nous avons eue au lendemain de Magenta et de Solferino, se pavoisait soudain de drapeaux et s'emplissait de cris. Après avoir douté, on se ruait vers une sorte de crédulité magnétique. Par un beau soleil de juillet, les cerveaux en ébullition ne réfléchissaient plus, et l'on vit les boulevards, les rues, les places encombrés de monde, emplis d'une foule joyeuse, entonner cette Marseillaise des grands jours, qui ne devait plus, hélas! nous mener à la victoire. ”
