Résumé

Roger André Occupation de la France par les Alliés en 1815… (1924)

Plus tard, le premier juillet, alors que la défaite et l'abdication de Napoléon sont connues, le baron de Frimont, commandant en chef les armées impériales autrichiennes d'Italie, se souvenant peut-être de son origine française 2, donne à sa proclamation un ton modéré. Pour lui, le seul désir de l'Europe, qui n'est pas l'ennemie de la France, est de voir installer dans ce pays un gouvernement capable de lui inspirer confiance : « Nous arrivons, dit-il, comme des protecteurs pour comprimer les troubles intérieurs qui vous menacent et pour appuyer les voeux que manifestera la nation. »
Source : Gallica

Roger André Occupation de la France par les Alliés en 1815… (1924)

Autrefois, pendant la guerre de Trente Ans, les bandes de l'Europe centrale avaient émis un principe, depuis bien connu et trop souvent suivi : « la guerre doit nourrir la guerre ». Les armées, qui envahissent la France en 1815, l'adoptèrent et, comme leurs devancières, n'hésitèrent pas à le mettre en pratique. La guerre, en effet, entraîne fatalement avec elle l'idée de pillage, de vivre aux dépens de l'ennemi, de lui faire le plus de mal possible.
Source : Gallica

Roger André Occupation de la France par les Alliés en 1815… (1924)

La guerre se terminait à leur avantage : Louis XVIII était un roi de leur choix, leur devant tout, intéressé à agir d'accord avec eux et à ne pas troubler la tranquillité européenne. Aussi les Alliés, par le trailé de Paris du 30 mai 1814, n'imposèrent-ils pas à la France des conditions très lourdes. Comme le dit fort justement Sorel. « la France avait en 1814 subi la guerre et l'occupation ennemie : mais l'occupation avait été courte et les Alliés, satisfaits de leur victoire, s'étaient efforcés d'en alléger le fardeau pour le vaincu » 1.
Source : Gallica

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