Résumé

J.-J. Laguerre Les Allemands à Bar-le-Duc et dans la Meuse… (1874)

Quatre mille hommes occupent la ville, coupent le télégraphe, pillent le bureau de poste, dévalisent les bureaux de tabac, jettent à terre et foulent aux pieds le drapeau tricolore qui flottait sur l'Hôtel-de-Ville.
En même temps, de nombreux placards sont apposés dans les rues ; ils menacent de mort quiconque ferait quelque tentative de résistance.
Puis un officier de l'intendance se rend à la mairie et réquisitionne la livraison immédiate de douze bœufs, de nombreux sacs de farine et d'une grande quantité de pain et de vin.
Source : Gallica

J.-J. Laguerre Les Allemands à Bar-le-Duc et dans la Meuse… (1874)

Ainsi se trouve composé le conseil municipal, qui, par suite des événements, et en raison du départ de tous les fonctionnaires, va se trouver chargé de la délicate et pénible mission d'administrer une ville qui sera bientôt occupée et rançonnée par l'ennemi. Ces élus de la population n'ayant, pour subvenir à des besoins impérieux et à des dépenses quotidiennes considérables, que des ressources fort restreintes, sauront s'élever à la hauteur de leur mandat, feront preuve d'un zèle sans borne et prêteront à l'administration municipale leur concours intelligent et leur dévouement à toute épreuve.
Source : Gallica

J.-J. Laguerre Les Allemands à Bar-le-Duc et dans la Meuse… (1874)

Les débris de tes armées sont poursuivis derrière la Loire, la Somme et la Seine, et trois cent mille de tes meilleurs soldats gémissent en Allemagne !
Tes plus riches provinces de l'Est, du Nord et de l'Ouest, devenues la proie de l'ennemi, sont impitoyablement rançonnées par lui ; et ta capitale elle-même, si fière de sa gloire, de sa puissance et de ses richesses, entourée d'un cercle infranchissable de fer et de feu, menacée d'un bombardement prochain, tourmentée déjà
par la famine, sera obligée d'ouvrir ses portes, si on ne vient promptement à son secours.
Source : Gallica

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