Adolphe de La Rue, Sous Paris pendant l'invasion… (1871)
“ On montait la garde dans les villages, à notre approche les gardes natinaux se sauvaient; on nous prenait pour des Prussiens ; c'était la nuit ; en plein jour on m'arrêta, je dus exhiber mes papiers cachés dans une poche de mon gilet de flanelle, je ne pouvais être qu'un espion, on en voyait partout, c'était la fièvre, la monomanie du moment. J'étais à cheval, armé, revêtu d'un costume que les délinquants du pays n'avaient vu que trop souvent; la stupidité et l'inintelligence de ces paysans avec leurs rouillardes, me faisaient pitié. ”
