Résumé

Hector de Condé La Prusse au pilori de la civilisation…

Nous sommes des hommes libres; quarante années d'indépendance nous ont appris bien des choses. Nous n'envions pas la civilisation prussienne, et pas un officier de notre armée, dont je m'honore d'avoir fait partie, ne voudrait, s'il était en guerre, prendre la responsabilité des crimes que commettent en France les soudards du roi de Prusse. Non, laissez-nous cette pensée, elle nous est chère ; les Belges se battraient loyalement, le meurtre horrible des vieillards, le viol des femmes, le pillage des châteaux, l'incendie des villages et des villes seraient lettre morte pour eux.
Source : Gallica

Hector de Condé La Prusse au pilori de la civilisation…

Nous défendons les lois de la morale et de l'humanité et nous blâmons ceux qui les violent, quel que soit le drapeau sous lequel ils marchent. En agissant ainsi, nous avons la conviction d'être utile à la Prusse victorieuse, autant qu'à la France vaincue, car il est de l'intérêt de tous que la guerre elle-même soit faite sous l'empire des pensées civilisatrices; qu'elle ne recule pas vers la cruauté du moyen-âge, au lieu d'avancer dans la voie humaine et modérée, qui doit être celle du XIXe siècle!
Source : Gallica

Hector de Condé La Prusse au pilori de la civilisation…

La guerre a ses rigueurs ; mais elle a ses règles aussi, basées sur les lois de l'honneur et de l'humanité. Ces lois, Bavarois ou Prussiens qui étiez à Bazeilles, vous les avez violées. Vous avez flétri votre victoire. J'en appelle au monde, à l'histoire qui vous jugera. Et je demande si vous avez le droit d'ériger en principe que vous pouvez tuer les femmes et les enfants d'un village dont les habitants, vous voyant arriver, défendent leur foyers et la patrie.
Source : Gallica

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