Gustave Fautras, Guerre de 1870-1871. Cinq mois de captivité… (1873)
“ Le Prussien, sans répliquer, redresse son fusil, et, avant que le Français ait eu le temps de fuir, il lui enfonce sa baïonnette dans la poitrine. Le malheureux prisonnier tombe en jetant un cri ; mais le factionnaire, furieux de voir qu'il n'est point mort, retire son arme et se met à l'en frapper de coups redoublés, jusqu'à ce que le fer se rompe et jaillisse au loin. Heureusement pour notre compatriote, d'autres gardiens arrivèrent, qui le retirèrent des mains de ce fils d'Attila, et le transportèrent mourant vers un lazareth. ”
