Désiré Louis, Souvenirs d'un prisonnier de guerre en Allemagne… (1898)
“ Peu à peu on supporta les Allemands. Les débits d'eaux-de-vie, les caves à bière, les cafés-concerts et les bals publics furent visités. Et notre uniforme n'éveilla presque plus la curiosité. Les femmes allemandes se plaisaient à reconnaître la gentillesse, la douceur, la délicatesse des Français à leur égard. Elles étaient habituées à de tout autres façons. D'ailleurs, les servantes de brasseries étaient courtisées bestialement par les Prussiens. L'œil en feu, ils s'avançaient avec des éclats de voix et portaient brutalement la main sur la gretchen, qu'ils embrassaient de force. ”
