Mémoires d'un conscrit de 1808… (1892)
“ Quoi qu'il en soit, à neuf heures du soir, nous reprîmes la route de Baylen. Les Espagnols, en jetant quelques obus, avaient mis le feu à un champ de blé, l'incendie gagna une superbe plantation d'oliviers et éclaira notre marche jusqu'à une assez, grande distance. La nuit devint obscure, on marchait comme la nuit précédente, tout en dormant. Soudain un bruit confus de pas, de cliquetis d'armes se fait entendre, tous les rangs se rompent, le désordre est à son comble. La division entière se jette dans un petit bois qui borde le chemin ”
