Résumé

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la République et l'Empire… (1884)

Si l'on peut louer la sincérité et la véracité de Philippe Girault, on louera également son honnêteté et son humanité. Non-seulement il évite de prendre part aux pillages et aux déprédations auxquels les armées françaises étaient souvent forcées par les difficultés de vivre, mais il blâme énergiquement les excès d'une soldatesque victorieuse qui, pendant plus de vingt ans, et surtout sous l'empire, foula l'Allemagne sous son despotisme écrasant et suscita contre la France une haine terrible et universelle qui dure encore et qui nous a valu la perte de l'Alsace et de la Lorraine.
Source : Gallica

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la République et l'Empire… (1884)

Le lendemain, 6 juillet, au lever du soleil, nous entendîmes gronder le canon. C'était la bataille de Wagram qui commençait. Sur les neuf heures, nous allions nous mettre en route pour rejoindre notre régiment, lorsque nous vîmes déboucher des ponts une masse de fuyards criant : « En retraite, en retraite. » Ce fut alors une panique générale dans toute l'île Lobau. Les cantiniers, les musiciens, les infirmiers, toute la foule des non-combattants, le parc des bœufs, les vivres, l'ambulance, tout cela se mit à courir en désordre du côté des ponts de la rive droite.
Source : Gallica

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la République et l'Empire… (1884)

J'étais monté au grenier d'un bâtiment fort élevé, qui servait de magasin de grains. De là je découvrais tout le champ de bataille. Je pus constater que l'ennemi avait des forces bien plus considérables que les nôtres. Les Autrichiens avaient trois lignes, l'une derrière l'autre, tandis que nous n'en avions qu'une, encore nous ne garnissions pas tout notre terrain. Ils étaient bien cent mille, contre nous trente mille, mais des troupes débouchaient sans cesse du pont du Danube, cela me rassura.
Source : Gallica

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