Philippe-René Girault

Élements biographiques

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la République et l'Empire… (1884)

Si l'on peut louer la sincérité et la véracité de Philippe Girault, on louera également son honnêteté et son humanité. Non-seulement il évite de prendre part aux pillages et aux déprédations auxquels les armées françaises étaient souvent forcées par les difficultés de vivre, mais il blâme énergiquement les excès d'une soldatesque victorieuse qui, pendant plus de vingt ans, et surtout sous l'empire, foula l'Allemagne sous son despotisme écrasant et suscita contre la France une haine terrible et universelle qui dure encore et qui nous a valu la perte de l'Alsace et de la Lorraine.
Source : Gallica

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la Révolution et l'Empire (1983)

Il n'y a pas à proprement parler d'ennemi. Il plaint également les populations alliées et celles d'en face, qui souffrent également de la guerre et de l'occupation des troupes. Il ne supporte guère la vue du carnage, qu'il décrit toujours avec sensibilité et avec pudeur, il s'oppose toujours au viol et au pillage, tout au moins lorsqu'il le peut.
Comme son père, il devait être tailleur de pierres, mais, entré comme enfant de chœur à la psallette de Sainte-Radégonde à Poitiers où il acquit une très bonne éducation musicale, il décida à seize ans de s'engager dans un régiment comme musicien.
Source : Gallica

Philippe-René Girault Mes campagnes sous la Révolution et l'Empire (1983)

C'était la bataille de Wagram qui commençait. Sur les neuf heures, nous allions nous mettre en route pour rejoindre notre régiment, lorsque nous vîmes déboucher des ponts une masse de fuyards criant : « En retraite, en retraite. » Ce fut alors une panique générale dans toute l'île Lobau. Les cantiniers, les musiciens, les infirmiers, toute la foule des non-combattants, le parc des bœufs, les vivres, l'ambulance, tout cela se mit à courir en désordre du côté des ponts de la rive droite. On se rappelait la première retraite et l'on ne se souciait pas d'être de nouveau renfermé dans l'île.
Source : Gallica

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