Philippe-René Girault, Mes campagnes sous la Révolution et l'Empire (1983)
“ Il n'y a pas à proprement parler d'ennemi. Il plaint également les populations alliées et celles d'en face, qui souffrent également de la guerre et de l'occupation des troupes. Il ne supporte guère la vue du carnage, qu'il décrit toujours avec sensibilité et avec pudeur, il s'oppose toujours au viol et au pillage, tout au moins lorsqu'il le peut. Comme son père, il devait être tailleur de pierres, mais, entré comme enfant de chœur à la psallette de Sainte-Radégonde à Poitiers où il acquit une très bonne éducation musicale, il décida à seize ans de s'engager dans un régiment comme musicien. ”
