Résumé

Victor Dupuy Souvenirs militaires de Victor Dupuy… (1892)

Nous passons devant les hussards qui nous crient : « N'y allez pas, il est rompu ! » et ne nous arrêtons que sur le bord de la petite rivière. La batterie ennemie faisait un feu très vif; les boulets et la mitraille pleuvaient autour de nous. « Le pont est bien rompu, disje au général, ne nous amusons pas à en compter les planches! » Nous tournons bride et repartons avec la
même célérité. Arrivés auprès du maréchal : « Le pont est bien rompu, dit le général Jacquinot, je l'ai vu!
C'est bien fit le maréchal en riant, c'est bien. »
Source : Gallica

Victor Dupuy Souvenirs militaires de Victor Dupuy… (1892)

Le colonel Franceschi, qui commandait le 8e de hussards, arrivant sur le terrain, accourut vers moi et me dit : « Eh! bien, maréchal des logis chef!
est-ce que les chasseurs ne savent pas charger comme les hussards? Oh! que si. colonel! lui fis-je, vous
l'allez voir ! » Et en même temps, piqué du reproche, je m'écriai : « En avant, chasseurs du 11e! ». Je m'élançai avec eux et, dépassant les hussards, refoulant les tirailleurs ennemis, nous déchargeons nos pistolets à vingt pas de distance des hulans rangés en bataille ! Ils s'ébranlent alors la lance basse et nous chargent avec impétuosité.
Source : Gallica

Victor Dupuy Souvenirs militaires de Victor Dupuy… (1892)

Chaque jour, on voyait passer d'immenses quantités de voitures de bagages; des convois de munitions; des détachements venant des dépôts et rejoignant les divers régiments; des bandes d'infirmiers, de traînards; des vivandières, des juifs, brocantant les uns et les autres les objets volés chez les habitants ou ramassés sur les champs de bataille.
Je partis avant mon entière guérison pour me soustraire à ce spectacle de désordre, mais il me suivit jusqu'à Vienne. Le lendemain de mon arrivée à Landshut, je vis passer la garde impériale qui traversa la ville et bivouaqua en dehors.
Source : Gallica

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