Denis-Charles Parquin,
Souvenirs de gloire et d'amour
(1911)
“ Le brigadier, à qui je faisais ces reproches, laissa tomber la botte de fourrage. Mais j'étais tellement exaspéré de voir mes ordres enfreints dans les circonstances graves où se trouvait l'armée, qu'ayant, dans ce moment, le sabre à la main, j'en appliquai un coup du plat sur l'épaule du brigadier. Le pauvre diable découvre à l'instant sa poitrine, me montre sa croix au clair de lune, met la main à son sabre, et me dit: « Capitaine, il y a vingt-deux ans que je sers mon pays et mon Empereur. Il y a deux ans que je suis décoré, et vous venez en un instant de me déshonorer pour toujours ! » ”
