Denis-Charles Parquin

Denis-Charles Parquin

Résumé

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Souvenirs de gloire et d'amour (1911)

Le brigadier, à qui je faisais ces reproches, laissa tomber la botte de fourrage. Mais j'étais tellement exaspéré de voir mes ordres enfreints dans les circonstances graves où se trouvait l'armée, qu'ayant, dans ce moment, le sabre à la main, j'en appliquai un coup du plat sur l'épaule du brigadier. Le pauvre diable découvre à l'instant sa poitrine, me montre sa croix au clair de lune, met la main à son sabre, et me dit:
« Capitaine, il y a vingt-deux ans que je sers mon pays et mon Empereur. Il y a deux ans que je suis décoré, et vous venez en un instant de me déshonorer pour toujours ! »
Source : Gallica

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Souvenirs de gloire et d'amour (1911)

Mais, mon maréchal des logis, de grâce, pardonnez-moi, car je vous ai fait perdre par ces paroles un fameux bivouac. »
Comme on le pense bien, Guindey ne lui tint pas rigueur ; après lui avoir fait une légère semonce, il lui dit :
« Nous allons retourner à l'ambulance à Saalfeld, où nous resterons le moins de temps possible, car j'ai hâte de rejoindre le régiment.
— Et moi aussi, mon maréchal des logis, reprit Fritz. Et je réponds que le premier Prussien que je rencontrerai sur le champ de bataille paiera pour ce grand bavard de chasseur ; et cela, je le jure sur la lame de mon sabre. »
Source : Gallica

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Souvenirs de gloire et d'amour (1911)

Le bonheur de la France paraissait être dans les destinées de l'Empereur ; aujourd'hui que la Fortune s'est décidée, la volonté de la Nation seule le pourrait persuader de rester plus longtemps sur le trône. S'il se doit considérer comme le seul obstacle à la paix, il fait volontiers ce dernier sacrifice à la France. Il a en conséquence envoyé le prince de la Moskowa, le duc de Vicence et le duc de Tarente à Paris pour entamer les négociations. L'armée peut être certaine que l'honneur de l'Empereur ne sera jamais en contradiction avec le bonheur de la France !
Source : Gallica

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