Alexandre Chatrian,
Romans nationaux
(1865)
“ Le premier de ces hussards, la figure toute rouge, allongea d'abord un coup de sabre sur l'oreille de mon pauvre camarade, en jurant comme un possédé ; et comme il relevait le bras pour l'achever, je lui enfonçai ma baïonnette dans le côté de toutes mes forces. Mais en même temps, l'autre hussard me donnait sur l'épaule un coup qui m'aurait fendu en deux sans l'épaulette ; il allait me percer, si par bonheur un coup de fusil d'en haut ne lui avait cassé la tête. Je regardai, et je vis un de nos soldats enfoncé dans la terre glaise jusqu'à mi-jambes. ”
