Résumé

Th. Bentzon Revue des Deux Mondes

Tout à coup, par un geste d’une grâce humble et timide, elle la souleva de terre, en voyant entrer Mme d’Estève, comme pour s’abriter derrière cette raison d’être venue. Et la mignonne tendit les bras ; elle riait. Avait-elle oublié déjà qu’elle était orpheline ? En réalité, elle ne l’était plus, car Mme d’Estève s’était élancée vers elle d’un mouvement irrésistible et la serrait contre son cœur :
Guy ! mon pauvre Guy ! Ah ! c’est vraiment Guy dans ce temps-là, quand il m’est resté après la mort de son père, comme le seul bien que j’eusse au monde !
Source : Wikisource

Th. Bentzon Revue des Deux Mondes

Quand je redevins moi-même, chez Lanyon, l’épouvante de mon vieil ami, à ce spectacle, m’affecta peut-être un peu. Je ne sais pas bien... Qu’importe une goutte de plus dans un océan de désespoir ? Ce n’était plus la peur de l’échafaud ou des galères, c’était l’horreur d’être Hyde qui me torturait. Je reçus les anathèmes de Lanyon comme à travers un rêve ; comme dans un rêve encore, je rentrai chez moi, je me couchai. Je dormis, après la prostration où j’étais tombé, d’un sommeil si profond, que les cauchemars mêmes, qui m’assaillaient ne purent l’interrompre.
Source : Wikisource

Th. Bentzon Revue des Deux Mondes

Florence est ainsi. Le passé y est si près de vous ! À chaque pas, le pied du paysan l’effleure, un enfant peut le toucher de la main. Ce n’est pas un de ces passés morts que l’on enterre et que l’on oublie ; il brille toujours comme un joyau, et toujours l’antique grandeur apparaît à travers les choses les plus communes de la vie ; l’œil même des ignorans et des petits la perçoit. D’autres villes ont une aussi noble histoire et autant de trésors, mais aucune ne les a sans cesse présens, ouverts, accessibles à tous.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature