Othenin d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ Si Dieu a pris cette âme qui était le plus pur de nous-mêmes c’est qu’il la voulait heureuse, disent les chrétiens. Disons mieux, Dieu n’a pas pris cette âme, c’est notre science humaine qui n’a pas su la retenir, mais Dieu l’a reçue. Elle est aussi bien sauvée et vivante dans son sein, cette petite parcelle de sa divinité, que l’âme plus complexe d’un monde qui se brise. Elle n’y est pas perdue et diffuse dans le grand tout ; elle a revêtu les insignes de la vie, d’une vie supérieure immanquablement, elle respire, elle agit, elle aime, elle se souvient. ”
