Othenin d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ C’était bien là le gendre que Mme Necker avait rêvé, et son imagination s’enflamma à l’idée de préparer cette union. Tout ce qu’elle avait souhaité semblait réuni sur cette tête : la religion, le nom, la situation, le génie naissant. Quelle ne serait pas l’influence que M. Necker exercerait désormais sur la France s’il donnait sa fille à l’homme qui serait peut-être un jour le premier ministre de l’Angleterre ! Mais lorsqu’elle s’en ouvrit à sa fille, malgré tout ce qui dans ce projet de mariage aurait pu séduire une jeune imagination, elle vint se heurter contre une répugnance invincible. ”
