Résumé

François Barrière Mémoires de Mme Du Hausset : femme de chambre de Madame de Pompadour… (1846)

M. le marquis de Seneterre, l'aveugle, était au foyer de ce spectacle, où, la conversation étant tombée sur le nouvel opéra, il dit au laquais qui le conduit : Quand l'auteur paraîtra ici, faites-le venir à moi, que je lui fasse mon compliment. Poinsinet se présente; le domestique l'arrête, le mène au marquis, qui l'embrasse tendrement, et s'écrie: « Mon cher maître, recevez mon remercîment du plaisir que vous m'avez fait. Votre opéra est plein de beautés, la musique en est délicieuse : il est fâcheux que vous ayez eu à travailler sur des paroles aussi ingrates. » Et tout le monde de rire.
Source : Gallica

François Barrière Mémoires de Mme Du Hausset : femme de chambre de Madame de Pompadour… (1846)

Gélin et Larrivée nous dédommagent dans la basse-taille ; l'un a le timbre plus sonore, plus mâle; l'autre, plus onctueux, plus pathétique : tous deux sont acteurs, mais le dernier a sans contredit plus de feu, plus de naturel, plus d'aisance dans son jeu. C'est un homme d'un talent rare, et qui peut se promettre le plus grand succès.
En femmes, nous comptons mademoiselle Chevalier, mademoiselle Arnould et mademoiselle le Mierre. La première jouit d'une réputation faite depuis longtemps ; et l'excellence avec laquelle elle rend le rôle d'Armide est une preuve qu'elle peut encore acquérir.
Source : Gallica

François Barrière Mémoires de Mme Du Hausset : femme de chambre de Madame de Pompadour… (1846)

La femme, fondant en larmes, se jeta aux genoux de l'ambassadeur, en lui disant qu'elle ne voulait pas être cause de la perte du comte de Moncade; et sa générosité , ou plutôt son amour, triomphant de son propre intérêt, elle consentait, pour son bonheur, disait-elle , à se séparer de lui. L'ambassadeur admire un si noble désintéressement. Le jeune homme s'en désespère, fait des reproches à sa maîtresse, et ne veut point, dit-il, l'abandonner , et faire tourner contre elle-même, contre une personne si estimable, la générosité sublime de son cœur.
Source : Gallica

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