Albert de La Fizelière

Albert de La Fizelière

Résumé

Portrait de Albert de La Fizelière Albert de La Fizelière Paris et Versailles il y a cent ans (1874)

M. Diderot, que vous êtes beau ! » Il était beau comme l'éloquence. Il était beau, parce qu'il était sincère et convaincu.
Son œil était vif; il riait à merveille; il avait les jambes trapues et les reins vastes ; il aimait à se montrer autant qu'à se faire entendre. « Il faut, disait-il, que le sage soit en évidence, comme l'athlète en l'arène. » Aussi chacun l'approchait et l'écoutait. Ah ! grand frère! Il disait de luimême : « Je suis un homme naturel. » Et plus loin, naïvement, il ajoutait : « La nature est si belle qu'il ne faut pas y toucher. »
Source : Gallica

Portrait de Albert de La Fizelière Albert de La Fizelière Paris et Versailles il y a cent ans (1874)

Selon l'usage, elle était vêtue à ravir : des perles à son cou, des fleurs d'oranger sur sa tête, des dentelles partout. On eût dit que tous les diamants de la province brillaient à ses bras nus et charmants. Sa robe en satin blanc n'eût point déparé le salon de la reine à Versailles ou le salon de la Paix à Marly. Ses mules de satin étaient trop larges pour son pied d'enfant. Elle n'était pas triste, elle n'était pas gaie : elle était calme et résignée. On voyait que d'avance elle avait pris congé de ce bas monde, où son
nom, sa beauté, ses vertus n'avaient trouvé qu'un emploi stérile.
Source : Gallica

Portrait de Albert de La Fizelière Albert de La Fizelière Paris et Versailles il y a cent ans (1874)

Ce n'était plus la jeune fille dans le premier éclat de la jeunesse; c'était la noble dame dans toute la force de sa beauté et dans toute la vigueur de son esprit.
C'était la femme aimée et respectée de Louis XV. La France, qui était alors une monarchie absolue, tempérée par des chansons, ne demandait pas mieux que de fléchir le genou devant cette élégante maîtresse qui n'abusait pas trop de son pouvoir. Le prince de Soubise, jeune et beau gentilhomme, très-brave et très-amoureux, même pour ce temps de bravoure et d'amour, était un des courtisans les plus assidus de la marquise.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature