Jules Janin,
Contes, nouvelles et récits
“ Voilà comment, par la présence d’esprit d’un si bon chien et par une trompette en fer-blanc dont on ne voudrait pas à la foire de Saint-Cloud, fut délivré le château de Lysis-Lysida. Le lendemain de cette nuit terrible, accourut le peuple enthousiaste en criant : Vive la reine et vive le roi ! « En ai-je assez battus ! » disait Lysis. « En avons-nous assez malmenés ? » disait Lysida. Le ministre et la dame d’honneur avaient leur part dans cette gloire improvisée, et pas un mot de l’épagneul Azor, pas un mot du petit Noémi et de sa trompette. En ce temps-là, les peuples étaient bien ingrats ! ”
