Noblesse de robe

Définition et enjeux

Portrait de John Ruskin John Ruskin,  "Præterita": souvenirs de jeunesse (1911)

“ Eh oui, cher lecteur, la robe de soie et le bonnet de velours nous faisaient beaucoup d'impression, et non seulement à ma mère, mais à moi ! A la maison, ce qui avait fait pencher la balance et décidé notre choix, c'était que la robe du commoner n'était que d'étoffe grossière, qu'elle ne formait pas de beaux plis ; que ce n'était, en somme, qu'un méchant morceau d'étoffe noire qu'on s'accrochait à l'épaule. N'est-on pas trois fois un homme de robe quand on porte une robe flottante qui tombe avec noblesse ? ”
Source : Gallica

Charles Louandre,  Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)

“ Elles avaient été désignées d'avance par le roi en nombre égal à celui des chevaliers; leurs vêtements étaient aussi d'un vert foncé, et tout couverts d'or et de pierreries ; montées sur des palefrois richement caparaçonnés, elles furent ame-
nées en présence du roi, qui leur donna, lorsque la fête fut terminée, des bracelets, des joyaux d'or et d'argent, des étoffes de soie, et le baiser de paix aux plus illustres d'entre elles (1) .
Nous avons vu plus haut que les gens de robe et les bourgeois avaient institué entre eux des chevaleries pour se mettre de tout point au niveau de la noblesse
”
Source : Gallica

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