Charles Maurras,
Anthinéa
(1901)
“ Placée un peu en arrière, sur un trône tendu d’étoffes et semé de clous qui furent peut-être dorés comme dans l’Odyssée, car nous savons Phidias grand lecteur d’Homère, cette femme s’épanouit comme une grande fleur d’été. En longs vêtements bien drapés, son corps palpite et goûte cette journée nouvelle ; attentive, immobile, elle s’abandonne, ainsi que son voisin, au plaisir de la renaissance. Mais elle n’est pas seule. Une compagne un peu plus grande et non moins belle, sur l’épaule de qui elle s’appuie languissamment, va modifier son attitude et son caractère, peut-être lui changer sa vie. ”
