E. Beulé, L’Atelier de Phidias, étude tirée de l’Antique
“ Tu préfères agir en homme de bien ; tu consultes la volonté de tes concitoyens, prêt à t’éloigner, s’ils l’ordonnent, à gouverner, s’ils le permettent. PÉRICLÈS. Je tiens le serment que j’ai prêté dans le temple d’Aglaure, en recevant mes premières armes au nom de la patrie et de la liberté. PHIDIAS. Tous, nous avons prêté ce serment ; mais plus d’un orateur, à ta place, réciterait le vers d’Euripide : « Ma langue a juré, et non pas mon cœur. » PÉRICLÈS. Ne m’accorde pas tes éloges, Phidias, car mon ambition surpasse celle des tyrans. ”
