Plutarque,
Vie de Périclès
(1893)
“ Si Périclès y réussissait, ce n'était pas simplement à la puissance de sa parole qu'il le devait, c'était, comme le dit Thucydide, à sa bonne renommée, à la confiance qu'il inspirait : manifestement incorruptible, au-dessus des richesses. Cet homme qui avait enrichi, agrandi à ce point une patrie déjà considérable, dont l'autorité surpassait celle de plus d'un roi et de plus d'un tyran, n'imita point certains administrateurs qui disposèrent en faveur de leurs fils d'une partie des fonds dont ils avaient la garde : il n'augmenta pas d'une drachme la fortune qu'il tenait de son père. ”
