“ Harmodius conspira pour venger sa sœur ; Aristogiton, pour soutenir Harmodius. La conspiration tramée contre Périandre, tyran d’Ambracie, n’eut pas d’autre motif qu’une plaisanterie du tyran, qui, dans une orgie, avait demandé à l’un de ses mignons s’il ne l’avait pas rendu mère. ”
Harmodius
Définition et enjeux
Citations sur “Harmodius”
Léon Moy, Étude sur les plaidoyers d'Isée (1876)
“ PLAIDOYER POUR L'HÉRITAGE DE DICÉOGÈNE Dicéogène, fils de Ménéxène était mort sans enfants, laissant quatre sœurs. Il appartenait à une grande famille alliée aux descendants d'Harmodius; quand il fut tué à l'ennemi, il était triérarque de la galère paralienne. ”
“ Peut-être. Il ne savait. Il était tenté de croire qu’un seul l’avait aimé vraiment : le premier en date de ses précepteurs, un vieux professeur de l’université de Marbourg, un bonhomme très doux, très timide, qui tremblait comme la feuille quand le roi survenait au milieu des leçons... Mais, enseignés par lui, les faits des Grecs et des Romains devenaient intéressants comme des contes... Hermann se souvenait encore d’avoir pleuré d’enthousiasme sur Harmodius et Aristogiton, sur les Gracques, sur Spartacus et sur la légende de Guillaume Tell. ”
Jules Girard, Le dernier Discours du patriotisme athénien à l’occasion d’une découverte récente de l’oraison…
“ Je pense aussi que, s’il en est qu’Harmodius et Aristogiton, ces hommes dont le dévoûment au peuple fit éclater la constance et la tendresse mutuelle, reconnaissent comme unis à eux par des liens plus étroits qu’à vous-mêmes, s’il en est dont ils aiment à s’approcher dans les enfers, c’est Léosthène et les compagnons de ses luttes. Rien de plus juste en effet, car les actions que ceux-ci viennent d’accomplir ne sont pas inférieures, elles sont même, s’il faut le dire, plus grandes : ce ne sont pas seulement les tyrans de la patrie qu’ils ont renversés, ce sont les tyrans de toute la Grèce. ”
Joseph Fabre, Les Libérateurs, ou l'Héroïsme civique en action… (1882)
“ Lorsqu'un festin était avancé et qu'on commençait à boire les vins les plus vieux, tous les convives prenaient dans leurs mains des branches de myrte, et, mariant leurs voix aux accords de la lyre, ils chantaient en chœur : « Nous porterons nos épées couvertes de feuilles de » myrte comme firent Harmodius et Aristogiton, quand » ils tuèrent le tyran, et qu'ils établirent dans Athènes » l'égalité des lois. « Cher Harmodius, vous n'êtes pas mort, vous êtes » dans les îles des bienheureux, en la compagnie des » héros, à côté du vaillant Achille. ”
Ernest Vinet, L'Art et l'archéologie, par Ernest Vinet… (1874)
“ Il faut croire aussi que la Grèce était peu susceptible à l'endroit de son héros : nous autres modernes, nous n'aimons pas voir Achille succéder à Pâris dans le lit d'Hélène. Mais n'importe, ce qu'il y a de vraiment curieux, c'est le souvenir donné à ce paradis dans la Marseillaise athénienne, dans la chanson sur Harmodius, l'assassin d'Hipparque, chanson qui servait de clôture aux banquets politiques de la ville de Minerve : « Non, cher Harmodius, non, dit cette chanson, tu n'es pas mort ; tu résides dans l'île des Bienheureux, près d'Achille aux pieds légers, et de Diomède, fils de Tydée. » ”
J.-C. de Maiche, Réflexions critiques sur les "Girondins" de M. de Lamartine (1847)
“ Cependant, si l'on s'éprit des doclrines et des arts du paganisme, il était difficile de ne pas prendre goût aussi aux formes politiques qui avaient fait sa gloire. Toutes les jeunes imaginations s'éveillaient au milieu des républiques d'Athènes et de Rome ; tous les esprits se nourrissaient de leur substance ; tous les cœurs s'échauffaient au souvenir des exploits qu'elles avaient enfantés; toutes les bouches répétaient les noms d'Harmodius et d'Aristogiton, de Brutus et de Mucius-Scévola ”
Amable Tastu,
Poésies, par Mme Amable Tastu.…
(1827)
“ Qu'un seul guerrier ose saisir la lance, Qu'un seul instant à mes vœux soit promis! Entre mes mains la coupe déjà prête Verra ses flots à mes pieds répandus ; Du myrte oisif, arraché de ma tête, Je couvrirai le fer d'Harmodius. Ne blâmez point la molle rêverie Qui m'aide à fuir les pensers glorieux ; Je ne puis rien aux maux de ma patrie : Je veux du moins en détourner les yeux. Trompeur délire ! espérance insensée! Érin, Érin, antique amour des mars, Tu n'as gardé de ta gloire passée Qu'un souvenir qui vivra dans mes vers. ”
“ Mais Herméias, s’approchant, lui prit la main et l’interrogea ainsi : — Père, où mènes-tu ces chevaux et ces mulets, dans la nuit solitaire, tandis que tous les autres hommes dorment ? Ne crains-tu pas les Akhaiens pleins de force, ces ennemis redoutables qui sont près de toi ? Si quelqu’un d’entre eux te rencontrait par la nuit noire et rapide, emmenant tant de richesses, que ferais-tu ? C’est un vieillard qui te suit, et tu n’es plus assez jeune pour repousser un guerrier qui vous attaquerait. ”
Victor Bérard, Un mensonge de la science allemande…
“ Donnez à Homère dix langues, une voix de fer, des côtes d’airain ! non ! il n’aurait pas encore pu faire l’Iliade et l’Odyssée que nous avons, id Homerus non potuisset decem linguis, ferrea voce et aeneis lateribus efficere. Pourquoi ? parce qu’il n’est pas humainement possible qu’un homme, fût-il doué d’un céleste génie, ait jamais composé, ni seulement conçu des poèmes de douze mille et de quinze mille vers sans tablette et sans écritoire. Or Homère n’avait ni tablette ni écritoire, puisqu’il ignorait l’écriture. ”
Alexandre Dumas,
Le chevalier d'Harmental
“ Allez, et que Dieu vous garde!—Restez, et que le diable ne vous tente pas! Souvenez-vous que c'est la femme qui nous a fait chasser tous autant que nous sommes du paradis terrestre. Défiez-vous de la femme!—Amen! dit le chevalier en faisant, de la main un dernier signe à l'abbé Brigaud.En effet, comme l'avait remarqué le bon abbé, d'Harmental avait hâte qu'il fût parti. Son grand amour pour la musique, qu'il avait découvert de la veille seulement, avait fait de tels progrès qu'il était désireux de n'être distrait en rien de ce qu'il venait d'entendre. ”
Pierre Leroux,
De l’humanité
(1840)
“ Quand un homme perd sa liberté, dit Homère, Jupiter lui enlève la moitié de son âme. Ce mot d'Homère est d'une vérité sublime. Telle est en effet la bonté de la Providence ; elle nous ôte dans nos douleurs les facultés qui nous les rendraient intolérables. Vous accablez un homme de maux : qu'arrive-t-il ? La Nature l'endurcit. Si quelque chose a été donné et laissé à cet homme, il deviendra peut-être un méchant plein d'énergie, comme il pourra devenir en certains cas grand, héroïque, sublime, Spartacus ou Épictète. ”
Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ Si vous faites vivre Homère à une époque plus rapprochée, il y a mille choses dans ses poëmes que vous ne pouvez plus expliquer. « Le commandement de plusieurs n’est pas bon : qu’il n’y ait qu’un seul chef, qu’un seul roi [5] .» Ce n’est pas en pleine démocratie qu’un poëte eût parlé ainsi, même par la bouche d’Ulysse. Qu’Homère était Ionien. Sept villes se sont disputé l’honneur d’avoir donné la naissance à Homère. Voici l’ordre où elles sont énumérées dans un vers fameux : Smyrne, Chios, Colophon, Salamine, Ios, Argos, Athènes. ”
Marivaux,
La Vie de Marianne (1731-1740)
“ Lamothe et Fontenelle eux-mêmes, les ennemis personnels d’Homère, n’ont pas osé féliciter Marivaux de cette insulte dont il a été bien honteux toute sa vie. Marivaux, Fontenelle et Lamothe attelés à la statue d’Homère ! juste ciel ! Ne vous semble-t-il pas entendre d’ici le divin Homère s’écrier : Qu’y-a-t-il de commun entre vous et moi ? Étrange époque qui ne doutait de rien. On s’attaquait à l’Iliade en attendant que l’on pût s’attaquer à la royauté de France. On voulait briser les vieux autels comme un acheminement à briser tous les autres. ”
Aristote,
Constitution d’Athènes
“ En effet il s’était épris d’Harmodios et avait été déçu dans son amour ; loin de contenir son ressentiment, il en montrait à toute occasion la violence ; et à la fin, comme la sœur d’Harmodios devait porter une corbeille aux Panathénées, il l’en empêcha en insultant Harmodios qu’il traita d’efféminé. C’est pourquoi Harmodios et Aristogiton, exaspérés, accomplirent leur acte après s’être assuré beaucoup de complices. 3 Ils guettèrent donc aux Panathénées dans l’Acropole Hippias (il recevait la procession qu’Hipparque faisait partir) ”
Homère,
Iliade
(VIIIe siècle av. J.-C.)
“ Il parla ainsi, et le vieillard trembla ; et il ordonna au héraut de se lever. Et Herméias attela leurs mulets et leurs chevaux, et il les conduisit rapidement à travers le camp, et nul ne les vit. Et quand ils furent arrivés au gué du fleuve au beau cours, du Xanthos tourbillonnant que l’immortel Zeus engendra, Herméias remonta vers le haut Olympos. Et déjà Éôs au péplos couleur de safran se répandait sur toute la terre, et les deux vieillards poussaient les chevaux vers la ville, en pleurant et en se lamentant, et les mulets portaient le cadavre. ”
Homère,
L'Illiade d'Homère. Tome 1
(1828-1833)
“ Vénus, en poussant un cri d'effroi, laisse tomber son fils; Apollon le protége de sa main divine, le couvre d'un nuage d'azur, de peur qu'un des cruels enfants de Danaüs ne le frappe dans le sein et ne lui ravisse le jour. Cependant le valeureux Diomède s'écrie d'une voix terrible : « Fille de Jupiter, abandonne les combats et les alarmes; n'est-ce pas assez pour toi de tromper des femmes timides ? Si tu reparais dans les batailles, je veux qu'au seul nom de la guerre tu frémisses d'épouvante. » Il dit; et Vénus troublée s'enfuit, en proie à de vives douleurs. ”
Jean-Marie Dargaud, La Famille, par J.-M. Dargaud (1853)
“ MON GRAND-ONCLE. Quelle est, à ton gré , la hauteur la plus sublime du peuple grec ? Est-ce la poésie d'Homère ou la philosophie de Platon ? MON PÈRE. Je les aime presque également. Si j'avais à me décider cependant entre Homère et Platon, j'inclinerais peut-être vers Platon. ENTRETIENS DANS LE VERGER. 159 Et voici la raison de mon sentiment : Ce qui a le plus inspiré Homère, c'est la nature et l'homme, c'est-à-dire le fini ; ce qui a le plus absorbé , Platon, c'est Dieu, c'est-à-dire l'infini. ”
“ J’ai gardé Homère jusqu’à la fin, et l’Odyssée de préférence à l’Iliade. Votre favori, en grec, est Euripide ; aimez tout de même Homère, — nous devons tous aimer Homère, même à mon âge, il me charmerait encore, et j’ai fait une exception en sa faveur aussi longtemps que des œuvres d’inspiration purement humaine ont eu le droit d’occuper mon temps. Mais je suis un soldat du Christ, et l’ennemi n’est pas loin. Mes yeux ont regardé aujourd’hui dans Homère pour la dernière fois et, de peur de manquer à ma résolution, je vous donne ce livre, mon dernier. ”
“ Homère fit là-dessus ces vers : « Nautoniers qui traversez la mer, toujours en butte aux tristes malheurs, et qui, tels que les timides plongeons, tirez une subsistance pénible de cet élément, respectez l’auguste Jupiter Hospitalier, qui règne sur nous. Sa vengeance est terrible : craignez qu’elle n’éclate sur la tête de ceux qui l’offensent. » Les pêcheurs, ayant levé l’ancre, furent contrariés par les vents, et se virent forcés de revenir au lieu d’où ils étaient partis. Homère était encore assis sur le rivage. ”
“ Herméias, ayant ainsi parlé, sauta sur le char, saisit le fouet et les rênes et inspira une grande force aux chevaux et aux mulets. Et ils arrivèrent au fossé et aux tours des nefs, là où les gardes achevaient de prendre leur repas. Et le messager, tueur d’Argos, répandit le sommeil sur eux tous ; et, soulevant les barres, il ouvrit les portes, et il fit entrer Priamos et ses présents splendides dans le camp, et ils parvinrent à la grande tente du Pèlèiade. ”
Bernard Jullien, Petit traité de rhétorique et de littérature (1856)
“ Quels sont les ouvrages d'Homère? -Homère est auteur de deux poèmes qui se rapporlent à cette grande expédition des Grecs contre Troie, l'Iliade, ou les combats devant llion, et l'Odyssée, où le retour d'Ulysse dans sa patrie après cette guerre. 4. Y a-t-il d'autres poëles épiques grecs? — Après Homère, la Grèce ne compte plus qu'un poëte épique digne de ce nom : c'est Apollonius de Rhodes, qui vivait 250 ans avant notre ère, et qui a chanté l'expé. ”
Homère,
L'Illiade d'Homère. Tome 1
(1828-1833)
“ « Fille du puissant roi qui porte l'égide, dit-elle, pour de faibles mortels ne combattons point Jupiter; que ces peuples vivent ou périssent au gré du sort, et que ce dieu juste dispense aux Grecs ainsi qu'aux Troyens ce qu'il a résolu dans sa pensée. » Elle dit, et retourne son char; les Heures détellent les superbes coursiers, les attachent à la crèche divine, et inclinent le char contre les murs brillants. Les deux déesses, mêlées à la troupe des immortels, se placent sur des trônes d'or, et leur cœur est rongé de tristesse. ”
Anatole France,
Thaïs
(1890)
“ Le vieillard parlait adossé à une colonne de porphyre, le front éclairé par les premiers rayons de l’aube. Hermodore et Marcus, s’étant approchés, se tenaient devant lui à côté de Nicias, et tous quatre, indifférents aux rires et aux cris des buveurs, s’entretenaient des choses divines. Eucrite s’exprimait avec tant de sagesse que Marcus lui dit : — Tu es digne de connaître le vrai Dieu. Eucrite répondit : — Le vrai Dieu est dans le cœur du sage. ”
Alexandre Dumas,
Le chevalier d'Harmental
“ On dirait que vous avez peur d'être vu, ma parole d'honneur! Ah! pardon, je ne savais pas que quand votre fenêtre s'ouvrait, elle en faisait fermer une autre.—Mon cher tuteur, vous êtes plein d'esprit, répondit d'Harmental, mais d'une indiscrétion terrible! C'est au point que si vous étiez mousquetaire au lieu d'être abbé, je vous chercherais une querelle.—Une querelle! et pourquoi diable, mon cher? parce que je veux vous aplanir le chemin de la fortune, de la gloire et de l'amour peut-être! ”
Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux,
Œuvres complètes
(1825)
“ HERMIDAS Oui ; mais tout cela ne dit encore rien de notre déguisement, ni des portraits dont j’ai fait la copie, et voilà ce que je veux savoir. PHOCION Doucement : ce Prince, qui reçut la vie dans la prison de sa mère, qu’une main inconnue enleva dès qu’il fut né, et dont Léonidas ni mon père n’ont jamais entendu parler, j’en ai des nouvelles, moi. HERMIDAS Le ciel en soit loué ! Vous l’aurez donc bientôt en votre pouvoir. PHOCION Point du tout ; c’est moi qui vais me remettre au sien. HERMIDAS Vous, Madame ! vous n’en ferez rien, je vous jure ; je ne le souffrirai jamais : comment donc ? ”
“ Mais soit Antonius, soit Hormus, aucun des deux ne démentit par ce forfait, tout détestable qu’il est, sa vie et sa renommée. Dès ce moment, ni sang ni blessures n’arrêtent plus les soldats. Saper les retranchements, battre les portes, s’appuyer sur les épaules l’un de l’autre, et saisir, en s’élançant sur la tortue reformée, les armes et jusqu’aux bras des ennemis, n’est rien pour eux. Blessés ou non blessés, expirants ou demi-morts, roulent pêle-mêle et périssent de trépas différents : la mort se multiplie sous toutes les formes. ”
Giambattista Vico,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Dans un temps où la mémoire et l'imagination étaient pleines de force, où la puissance d'invention était si grande, il ne pouvait être philosophe. Aussi ni la philosophie, ni la poétique ou la critique, qui vinrent plus tard, n'ont pu jamais faire un poète qui approchât seulement d'Homère.—6. Grâces à notre découverte, Homère est assuré désormais des trois titres immortels qui lui ont été donnés, d'avoir été le fondateur de la civilisation grecque, le père de tous les autres poètes, et la source des diverses philosophies de la Grèce. ”
Alexandre Dumas,
Le chevalier d'Harmental
“ Dieu nous garde de mettre l'intelligence de nos lecteurs en question, à ce point de douter un seul instant qu'ils n'aient reconnu, dans le pauvre diable à qui le chevalier d'Harmental était venu si à propos en aide, le bonhomme de la terrasse de la rue du Temps-Perdu. Mais ce qu'ils ne peuvent savoir, si nous ne leur racontons avec quelque détail, c'est ce qu'était physiquement, moralement et socialement, ce pauvre diable. ”
Gabriel de Rarécourt de la Vallée Pimodan, Le Coffret de perles noires (1899)
“ Au pur amour, cesse de vivre Et donne-toi vierge à ton Roi ! Rhodopis soupira. L'Orient au matin, Brusquement fut couvert d'un éclat argentin. L'horizon se teignit de pourpre, et, sur le fleuve, Crièrent les ibis sacrés. L'Egypte veuve Allait revoir l'époux, et Rhodopis encor Semblait dormir ? Mais non !... Harmachis, l'astre d'or, Le seigneur d'Abydos et le maître du monde, Le créateur du ciel, de la terre et de l'onde, La force, la beauté, l'avait prise, et l'enfant Morte sous les baisers de l'Amour triomphant, Dormait aux bras d'un dieu. ”
