Jean-Marie Dargaud, La Famille, par J.-M. Dargaud (1853)
“ C'est l'haleine, le souffle d'un monde où j'ai vécu, où je revivrai; d'un monde, je m'en souviens, où la beauté, où l'amour, où la science s'épanouissent aux rayons de Dieu. Lorsque le parfum de ce monde supérieur se retire, mon front se voile, la nuit, l'affreuse nuit m'enveloppe. Je suis morne et aride. Mon âme est sans fleurs, sans lumière, sans eaux. Je ne vis plus que d'un regret, que d'un désir. J'ai le mal du pays. Je souffre au plus profond de mon coeur. Si de nouveau le parfum s'exhale au dedans de moi, oh! alors, je respire l'héroïsme, l'art, la religion ”
