Jean-Marie Dargaud

Résumé

Jean-Marie Dargaud La Famille, par J.-M. Dargaud (1853)

C'est l'haleine, le souffle d'un monde où j'ai vécu, où je revivrai; d'un monde, je m'en souviens, où la beauté, où l'amour, où la science s'épanouissent aux rayons de Dieu.
Lorsque le parfum de ce monde supérieur se retire, mon front se voile, la nuit, l'affreuse nuit m'enveloppe. Je suis morne et aride. Mon âme est sans fleurs, sans lumière, sans eaux. Je ne vis plus que d'un regret, que d'un désir. J'ai le mal du pays. Je souffre au plus profond de mon coeur. Si de nouveau le parfum s'exhale au dedans de moi, oh! alors, je respire l'héroïsme, l'art, la religion
Source : Gallica

Jean-Marie Dargaud La Famille, par J.-M. Dargaud (1853)

Figure pathétique, transition douloureuse du siècle de la religion et de l'art au siècle de la philosophie ! Hélas ! le plus cruel ennemi de Pascal, ce n'est pas l'ordre des Jésuites, c'est lui-même. Il apparaît dans ce marbre, tel qu'il fut dans sa courte vie, avec les troubles de son imagination, les orages de sa foi, les éclairs de sa raison, les tressaillements de sa pensée. C'est la peur, une peur immense et sublime qui fait à Pascal une piété si tragique, une langue si saisissante. Il appelle au secours. Il crie à Dieu et aux hommes. Il a la terreur de l'infini.
Source : Gallica

Jean-Marie Dargaud La Famille, par J.-M. Dargaud (1853)

Mais ce qui est obscur pour ta philosophie, c'est l'immortalité de l'âme et le mode de cette immortalité.
MON PÈRE.
Hé ! bien, là encore, mon cher oncle, ma philosophie ne doute pas. Tout ce qui est le mieux, tout ce qui se cache dans le dernier repli de notre désir, s'accomplira. Il n'y a de vrai que notre souhait le plus beau, le plus intime. Nous revivrons avec notre unité multiple ; avec notre amour le plus tendre ; avec nos affections les meilleures : notre mère, notre père, notre soeur, notre ami ; avec le sentiment de la moindre parcelle de notre coeur.
Source : Gallica

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