Résumé

Eugène Muller,  Récits champêtres : le Secret de Marguerite… (1873)

“ « Ça, fit Xavier les yeux fixés sur ce voyant personnage, on dirait. »
Il hésitait, mais non par incertitude, Marguerite le mit à l'aise.
– Eh ! pardienne ? on dirait votre Jean-Marie Nivard de l'autre soir. C'est lui, c'est bien lui. Il n'est pas plus difficile à reconnaître que le pivert. »
Jean-Marie Nivard qui, de son côté, avait reconnu le grand-père et la petite-fille passa son fouet dans sa main gauche, et porta la droite à son chapeau, qu'il abaissa jusqu'à son genou, par un mouvement de bras soigneusement arrondi.
”
Source : Gallica

Eugène Muller,  Récits champêtres : le Secret de Marguerite… (1873)

“ Xavier semblait méditer profondément.
Jean-Marie avait l'air de chercher vainement à comprendre.
Étienne, accoudé des deux bras, le menton sur ses mains croisées, pâle, immobile, paraissait en contemplation devant Marguerite.
« Avez compris, comprenez à présent ? reprit Luc.
– Oui, je crois, repartit Xavier : elle a attendu d'être maîtresse de son bien. Sortie de chez le notaire avec moi, avant-hier, elle y est retournée toute seule ; elle l'a chargé de placer une somme sur la tête du petit, avec la rente laissée à la mère. »
– Oui, voilà ! fit Luc. Belle mignonne !
”
Source : Gallica

Eugène Muller,  Récits champêtres : le Secret de Marguerite… (1873)

“ La petite était gentille ; ma femme, qui avait passé de la compassion à une sorte d'amitié pour la pauvre mère, pleurait à l'idée de voir cette enfant ainsi abandonnée ; puis notre garçon, qui déjà était d'âge à comprendre, s'avisa de dire, en nous caressant : « Prenez-la ; elle sera ma petite coeur. » Ma foi ! nous la prîmes, et Dieu sait que nous n'eûmes pas à nous en repentir.
Nous nous étions bien juré, en l'adoptant, de ne point faire de différence entre elle et notre fils, et il
nous fut facile de nous tenir parole.
”
Source : Gallica

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