Odysse Barot

L'inceste (1883)

Résumé

Odysse Barot,  L'inceste (1883)

“ Un garçon ?... balbutia le grand-père... Non ! J'aimerais mieux une fille...
Et il ajoutait mentalement :
– Oui, une fille !... Puisse-t-elle n'avoir jamais que des filles !
Il restait pensif ; il songeait qu'il y aurait là, du moins, une chance – si faible fût-elle, – de ramener vers l'autre le coeur jusqu'ici fermé de la jeune et insensible mère...
Il caressait le rêve, bien lointain, bien chimérique, hélas ! de prendre un jour, au moment voulu, le petit René, de le jeter dans les bras d'Huguette en
lui criant : « Tu gémis de ne pas avoir de fils : tiens ! en voilà un ! »
”
Source : Gallica

Odysse Barot,  L'inceste (1883)

“ « Il lui sera beaucoup pardonné parce qu'elle a beaucoup aimé ?... » Je t'aime tant, vois-tu, mon Julien, que le Seigneur ne pourra s'empêcher de me pardonner aussi... Jamais il n'aurait le courage de me damner !... Moi, te quitter ? Te voir dans les bras d'une autre femme ?... C'est impossible ! c'est impossible !... Je crois que j'aimerais mieux brûler dans l'enfer, pourvu que je puisse éteindre librement en ce monde le feu dont je me sens consumée !...
Avec de telles dispositions d'esprit, il eût été imprudent au vicomte de révéler à Mme Tournays son secret attachement pour Paule.
”
Source : Gallica

Odysse Barot,  L'inceste (1883)

“ Huguette s'était enfermée et refusait d'ouvrir, ne se laissait toucher ni par les supplications, ni par les bonnes paroles, ni par les promesses de M. Dupuys.
– Ouvre, je t'en conjure, ma petite Huguette bien-aimée. Rassure-toi ; je suis seul. Pas un reproche ne te sera adressé ! Tout sera oublié.
– Non ! non ! jamais, grand-père !. J'aime mieux mourir. Laissez-moi. je suis une malheureuse. Je me tue si vous insistez.
– Tu veux donc faire mourir de chagrin ton vieux grand-père qui t'aimait tant ?. Huguette ! Huguette ! aie pitié de moi.
”
Source : Gallica

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