Paul d’Ivoi,
L’Homme sans visage
“ J’entends à peine, tant mon cerveau s’emplit de battements, la camériste prononcer allègrement : — Señorita, le señor qui m’aida hier soir à vous porter dans le jardin. Et puis, j’ai une vision de jeune fille éperdue, pâlie, effarouchée, dressée brusquement du siège sur lequel elle était étendue. C’est une Diane surprise au bain. Tout, dans son être gracieux, décèle la terreur, le désir de la fuite impossible. Des mains qui implorent, de grands yeux bleus qui reprochent, sous l’or pâle des cheveux blonds ! ”
