Colette Yver,
Princesses de science
(1907)
“ Déjà la porte de son petit hôtel s’ouvrait : la femme de chambre, une jolie Anglaise au tablier brodé, se tenait sur le seuil, souriante ; une clarté tiède régnait dans le vestibule ; au rez-de-chaussée, derrière les flots de guipure des rideaux transparents, on voyait, baigné d’une lumière rose, le confort de la salle à manger où l’attendait son repas. Elle le prendrait solitaire et silencieuse, mais dans une paix parfaite. Sa sagesse avait été d’éliminer de ses ambitions la multiplicité des bonheurs et d’en convoiter un seul : celui d’être une femme d’exception, docte et célèbre. ”
