Emmeline Raymond, À quelque chose malheur est bon (1866)
“ Cette phase de mon existence est restée dans mes souvenirs comme l'une des plus heureuses que j'aie traversées : j'avais l'amitié de Madeleine, qui eût suffi à elle seule pour remplir mon âme par la grâce, le charme incomparable qui étaient inhérents à l'expression de ses sentiments. Chez elle, la tendresse était ingénieuse, infatigable dans ses manifestations délicates; tout ce qui était élevé l'attirait par un aimant irrésistible, et l'on peut dire que l'héroïsme, s'il avait été compatible avec nos mœurs actuelles, eût été le véritable élément de ce cœur passionné. ”
