M. Maryan,
Les rêves de Marthe
(1879)
“ De nombreuses lumières illuminaient au loin la façade grise de la vieille maison, la lune se levait sur la campagne endormie, et sa lueur argentée s'étendait en nappes brillantes sur la mer tranquille. « Marthe, » murmura doucement Raymond, « serez-vous heureuse ? » Elle ne répondit rien, car son coeur était gonflé de joie, mais son mari lut dans son regard tout ce qui remplissait son âme. Donner le bonheur à cette nature si haute et si loyale, – se dévouer et faire du bien, – être aimée, enfin, d'un amour auquel Dieu sourit d'en haut, c'étaient là maintenant les « rêves de Marthe ». ”
