Céline Fallet, Théâtre de la jeunesse, scènes morales destinées aux institutions de demoiselles… (1858)
“ HENRIETTE. Laissons ce sujet, bonne mère; il nous attristerait, et je ne veux pas être triste, moi, puisque le chagrin use si vite la jeunesse et la beauté. Mme VARNER. Rassure-toi, mou ange. Tant que tu auras ta mère, pas une larme ne s'échappera de tes yeux qu'elle ne se hâte de l'essuyer; pas un souci ne ridera ton front qu'elle ne s'empresse de l'en chasser. Chacun de tes désirs sera toujours pour elle un ordre absolu. On dira peut-être que j'ai tort, que je suis trop faible, trop indulgente; mais pourvu que tu m'aimes et que tu sois heureuse, que m'importe le reste ! ”
