Céline Fallet

Résumé

Céline Fallet Le maréchal de Saxe (1866)

L'électeur de Bavière, Charles-Albert, qui prétendait plus encore, n'était pas assez fort pour s'élever seul sur le trône de Charles VI; mais il rêvait l'alliance de la France et n'épargnait rien pour l'obtenir. Charles-Albert était fils de l'électeur Maximilien, que son dévouement aux intérêts de Louis XIV avait privé de ses États. Il se rappelait comment les Autrichiens avaient alors traité la Bavière, et ce souvenir l'animait à la vengeance.
Il y avait alors en France deux partis : celui de la
guerre, représenté par le comte de Belle-Isle, était nombreux et puissant
Source : Gallica

Céline Fallet Le maréchal de Saxe (1866)

Il trouva une armée découragée par des défaites successives, épuisée par les privations et à moitié vaincue par l'indiscipline; il la ranima, lui rendit l'espoir de triompher, fit lever le siège d'Antibes, et força les troupes sardes à se retirer, en abandonnant leur artillerie. Des renforts lui ayant été envoyés de France et d'Espagne, il voulut pénétrer en Italie par le passage d'Exilés ; ce défilé avait été fortifié par ordre du roi de Sardaigne; mais les difficultés n'effrayèrent point le général français.
Il chargea le chevalier de Belle-Isle, son frère, de
forcer le passage.
Source : Gallica

Céline Fallet Le maréchal de Saxe (1866)

Les Français n'eurent pas le temps de se mettre en bataille : attaqués avec fureur, ils s'enfuirent en désordre vers l'autre camp; le maréchal luimême se sauva en chemise ; quatre mille prisonniers et tous les bagages de ce corps d'armée tombèrent au pouvoir de l'ennemi.
Impatients de laver cette honte dans le sang des Autrichiens, les Français allèrent les attendre près de Guastalla, et saluèrent leur approche par des cris de joie. L'attaque fut impétueuse ; mais les Français firent des prodiges de valeur ; le combat dura huit heures
Source : Gallica

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