Résumé

Un lieutenant de Louis XIV (1861)

“ Il Villars crut qu'il fallait suppléer au nombre par l'audace, et surtout rappeler dans l'armée la gaîté, qui est l'âme de la nation. Il agit donc et parla en homme qui ne craint rien. Il veilla, dans ses campements, à ne pas trop se couvrir de fortifications, afin de montrer aux soldats qu'il n'appréhendait pas l'ennemi.
Le roi avait deux plénipotentiaires à Gertruidenberg, le maréchal d'Huxelles et l'abbé de Polignac; il semblait que le conseil les eût envoyés pour souffrir toutes les hauteurs et les caprices des alliés. Ceuxci ne voulaient pas les recevoir à la Haye.
”
Source : Gallica

Un lieutenant de Louis XIV (1861)

“ C'était une nouvelle raison de s'assurer d'Augsbourg autrement que par les deux otages ; car il était clair que quand le prince de Bade, après avoir passé le Haut-Danube, se trouverait entre ce fleuve et l'isler, il pouvait, s'il était maître d'Augsboupg, et s'il n'attaquait pas l'armée française, le jeter sur la Bavière, la ravager, et y prendre ses quartiers d'hiver. C'est pourquoi Villars renouvela, à plusieurs reprises, ses instances auprès de l'électeur, afin qu'il retînt cette ville par un bon corps de troupes ; mais ce fut toujours inutilement. ”
Source : Gallica

Un lieutenant de Louis XIV (1861)

“ Comme il avait coutume de parler lui-même aux bataillons, il leur fit voir la nécessité, dans l'occasion présente, de conserver le pays ennemi, pour s'y assurer des subsistances.
Après avoir trompé les ennemis, Villars n'oublia rien pour ne l'être pas à son tour. Sa grande attention était de bien connaître ses officiers généraux subalternes. Il savait que tel, par un esprit audacieux, est propre à mener une tête, qui doit attaquer; tel autre, par un génie porté naturellement aux précautions, sans d'ailleurs manquer de courage, répondra plus exactement de la défense d'un pays
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature