Maurice Barrès,
Colette Baudoche
(1909)
“ La terre y est grasse, forte, le plus souvent mouillée, en été crevassée. La Seille y serpente à pleins bords, au milieu des roseaux, des peupliers et des saules argentés que la bise ébouriffe. Ses villages, que les gens de la Moselle nomment avec dédain « les villages perdus de la Seille », tout gris sous des toits rouges, n'ont pas changé depuis des siècles. Leurs paysans sont des abeilles qui mellifient silencieusement pour le collecteur d'impôt, qu'il soit de Metz, de France ou de Prusse. ”
