François Lecomte

Résumé

François Lecomte Les funérailles du passé (1880)

M. MATHIEN. — Tu ne pécheras, ni par pensée, ni par parole, ni par action, ni par omission. Voilà le texte.
Dieu connaît les plus secrètes pensées de ton coeur. Voilà encore le texte. Si vous le méconnaissez en y croyant, vous êtes des réprouvés. Si vous n'y croyez pas, qu'est-ce que c'est que votre religion? A quel titre voulez-vous enseigner aux hommes ?
M. SOURDIS. — Vous êtes primitif, mon ami, et vous prenez les mots dans leur sens étroit :
Cette grande raideur des vertus des vieux âges
Heurte trop notre siècle et nos communs usages.
Source : Gallica

François Lecomte Les funérailles du passé (1880)

M. SOURDIS. — M. de Francverbe doit régénérer la société française.
Mme DE MIRIANE. — M. de Francverbe ! Il est ici ? Ah ! quel bonheur ! Je ne l'ai pas vu depuis deux ans !
Ces paroles furent prononcées avec un accent de joie si franc, si vif, que Mlle de Drée dressa l'oreille et se rapprocha des causeurs. Mme de Blessac comprit sa pensée, et prit part à la conversation en demandant à Mme de Miriane :
— Vous connaissez M. de Francverbe?
Mme DE MIRIANE. — Oui. Je le connais et je l'aime. A part Alfred, je ne connais pas un homme plus aimable et plus charmant.
Source : Gallica

François Lecomte Les funérailles du passé (1880)

M. DE BLIN. — Malonne ?
M. DE SEILLI. — Oh ! Malonne sera épaté. Mais enfin, la raison est la raison.
Dis-moi, un peu: Si je me convertis à la République, on me donnera une fonction d'emblée, n'est-ce pas?
M. DE FRANCVERBE. — Une fonction, à toi ! Pourquoi faire? Veux-tu vraiment travailler? C'est bien ennuyeux, va, mon ami, quand on n'en a pas l'habitude. C'est encore là une réflexion improvisée, mon bon ; tu as trop d'imagination, et les sophismes de ton milieu égarent cet excellent jugement que je t'ai toujours connu.
Source : Gallica

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