“ À Sélènè. Enseignez-moi à célébrer Sélènè aux ailes déployées, Muses, harmonieuses filles du Kroniôn Zeus, habiles au chant ! Sa splendeur, qui sort d’une tête immortelle, se répand dans l’Ouranos et enveloppe la terre. Tout est orné par sa splendeur éclatante, et l’air obscur s’illumine à sa couronne d’or. ”
Sélène
Définition et enjeux
Citations sur “Sélène”
Abel Quinton, Le Dieu Plutus, par M. A. Quinton… (1868)
“ Elle se hâtera de pardonnera Sotades !.. Elle a toujours haï Sotades, mais elle ne le haïra plus. Elle s'est complue sans cesse à l'accabler de ses dédains, mais elle le comblera de ses tendresses !... Sotades lui rendra la vie ; Sotades sera tout pour elle!... Insensé!... Oh! ce n'est plus cette Sélène qui, à Rome, — Chserestrate l'a dit — eût valu vingt fois son poids d'or!.. AElius Gaurus l'a rejetée parce qu'elle avait perdu toute beauté, parce qu'elle est plus flétrie que ne l'est une courtisane après dix années d'épuisement... Qu'importe!... pour Sotades, Sélène est toujours Sélène!.. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Ô toi, Musée, fils de la brillante Sélène, prête une oreille attentive à mes accents : je vais maintenant te dévoiler la vérité. Que tout ce que tu as cru voir dans mon cœur ne t’égare pas de la voie qui mène à l’éternelle félicité. Ô mon fils, tourne tes regards sur le Verbe divin. C’est là qu’il faut attacher ton cœur. Dirige vers lui ta pensée, marche dans cette voie droite ; ne contemple que ce roi du monde. Seul il existe par lui-même ; et tout existe par lui seul ; nul mortel ne le voit et il les voit tous. ”
Renée Vivien,
Du vert au violet
“ LE BAISER DE SÉLANNA [1] Je vous conterai, ô vierges attentives, le baiser que Sélanna fit fleurir jadis sur le front d’une morte. Sélanna, sachez-le, est la seule parmi les Déesses qui ait connu la mystique splendeur de l’Amour sans Désir. Elle n’a point la rigidité de l’Artémis et de Pallas Athéna, ni l’ardeur de l’Aphrodite. Ses caresses sont chastes comme les rayons nocturnes ; elles effleurent comme les ailes invisibles de l’Ame. ”
Alexandre Dumas,
Théâtre de Alex. Dumas : Oeuvres nouvelles…
(1846)
“ Dans cette heure suprême, Si tu m'aimes... STELLA. Eh bien! achève... si je t'aime... AQUILA. Et si jusqu'à ce jour, pur et religieux, Mon amour virginal fut béni par les dieux, Eh bien ! que cet amour, bravant la mort jalouse, En cette heure se change en un amour d'épouse; Et puisqu'il faut mourir, Stella, plus de regrets, Plus rien que le bonheur, et le néant après ! STELLA, se dégageant de ses bras. Malheureux! cette nuit de lumière suivie, Que tu crois le néant, c'est la seconde vie; C'est le jour éternel qui n'a point de couchant, L'espérance du juste et l'effroi du méchant! ”
Dinah Maria Mulock Craik, Maîtresse et servante, par l'auteur de "John Halifax"… (1872)
“ Sélina, étendue sur son sofa, dans un élégant négligé, paraissait si jeune, si jolie; elle avait surtout un air si doux, si maternel, que ses soeurs en furent émues. Elles reconnurent que le bonheur, de même que l'infortune, vient souvent d'une manière imprévue. Qui eût jamais cru, par exemple, le soir où M. Ascott avait été trouver Hilary à Kensington , ou le jour du triste mariage de Sélina , qu'elles se verraient jamais réunies dans la chambre de leur soeur, heureuses , satisfaites, admirant le nouveau-né, et dans les meilleurs termes avec son père. ”
Dinah Maria Mulock Craik, Maîtresse et servante, par l'auteur de "John Halifax"… (1872)
“ Et je voudrais bien savoir, continua miss Hilary en s'animant, si ce ne sont pas là les qualités qui font les héros? — Mais, dit Sélina, nous n'avons pas besoin d'un héros ni d'une héroïne; c'est une servante qu'il nous faut. MAITRESSE ET SERVANTE. 59 — Ce qu'il nous faut, Sélina, c'est une personne qui réunisse les qualités qui constituent une bonne et excellente femme. Si nous pouvons la trouver, le reste s'ensuivra tout naturellement. Quant à moi, je préfère cette fille, qui est susceptible de dévouement, et dont l'honnêteté nous est connue, à la servante la mieux stylée du monde. ”
Jean-Antoine Gleïzès, Les nuits élyséennes . Par J. A. G. (1800)
“ Quand nous fûmes près de la mer, reconnaissezvous sur ce rivage , me dit le vieillard, ce bosquet de pourpier marin? Oui, lui répondis-je, je le reconnais ; c'est le même où nous nous arrêtâmes et que je dépouillai de ses feuilles pour notre repas maritime. Regardez-le , me dit-il, plus attentivement. O ciel, qu'ai-je vu ! J'accours , je me précipite dans ce bocage. Déja je suis dans les bras de Séléna; j'unis son coeur à mon coeur et sa vie à ma vie; je ne vois rien, je n'entends rien , je ne sais où je suis. Je reviens peu-à-peu à la voix de la soeur de Séléna, à celle de mon pere ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ Je la suivis et nous passâmes en orgies délicieuses la plus voluptueuse après-midi. Miss Aline vint me voir la nuit et se jeta dans mes bras en sanglotant et en pleurant ; elle me dit en me pressant sur son sein : — Oh ! mon Charles chéri, je t’aime si tendrement, tu m’es devenu aussi nécessaire que la vie. Je ne puis me faire à l’idée de me séparer de toi, mon seul amour. Toi que j’ai initié à toutes les jouissances d’un amour partagé. Oh ! l’idée de nous séparer est terrible et me brise le cœur. Oh ! je t’aime, mon adoré garçon, aime-moi bien et presse moi sur ton cœur. ”
William Lazenby, Mémoires de Miss Coote
“ Et tandis que Selina est maintenue debout, Mademoiselle ayant trempé un pinceau dans le pot de goudron liquide que lui tend Mary, en badigeonne l’infortunée victime sur le postérieur entier, sur le bas du ventre, à l’intérieur des cuisses et même dans la raie des fesses sans s’inquiéter de la barbarie de ce procédé. Sélina pousse des hurlements de honte et de souffrance et s’écrie : « Ah ! Cela est pire que tout le reste, vous m’écorchez, la peau s’arrache ! » Et elle se tortille comme un serpent qu’on écrase. ”
Edward Sellon, Amours secrètes d’un gentleman
“ Vous êtes un grand polisson, dit-elle en me câlinant.— Vous me flattez, chérie, et vous êtes aussi adorable que les autres.— Alors, s’écria l’impétueuse jeune fille, tandis que ses yeux noirs lançaient des éclairs, il me faudra lutter contre lady Cécilia, Phœbé, Chloé, etc.— Oh ! Oh ! Sachez petite miss, m’écriai-je, que la jalousie n’est pas admise sur le territoire de Vénus et de Priape ; mon amour s’adresse à toutes les beautés partout où je les rencontre et, semblable à l’abeille, je vole de fleur en fleur ”
George Sand,
Le Château des désertes
“ C’est la première fois que je vous serre la main, dit-elle, mais c’est de bon cœur. Vous venez consoler mon pauvre Célio, mon ami d’enfance, le fils de ma bienfaitrice, et c’est presque une sœur qui vous en remercie. Au reste, je trouve cela tout simple de votre part ; je sais que vous êtes un noble esprit, et que les vrais talents ont la bonté et la franchise en partage... Écoute, Célio, ajouta-t-elle, comme frappée d’une idée soudaine, va quitter ton costume dans ta loge, il est temps ; moi, j’ai quelques mots à dire à M. Salentini. ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ Prenant alors sa main immobile et la pressant sur son cœur, il ajouta : — Je vous ai aimée, miss Aline, du premier jour où je vous ai vue. Je sens que mon bonheur futur est suspendu à vos lèvres, car sans votre amour, ma vie maintenant serait brisée. Je suis ici aujourd’hui pour vous offrir ma main et ma fortune. Si je ne possède pas encore votre cœur, j’espère qu’en me permettant de cultiver votre société, j’arriverai peut-être à le conquérir, du moins j’essaierai. ”
Dinah Maria Mulock Craik, Maîtresse et servante, par l'auteur de "John Halifax"… (1872)
“ « Faut-il renoncer à ces leçons ? lui demanda-t-elle avec douceur. — Non, ma chérie. Il est juste de faire de bonnes oeuvres le dimanche, et apprendre à écrire à une pauvre servante ignorante en est certainement une. Faites le lui comprendre, et vous n'aurez aucun fâcheux résultat à en redouter. — Vous ne le lui ferez jamais comprendre, dit Sélina d'un ton aigre ; ce n'est qu'une servante. — N'importe, j'essayerai. » Il eût peut-être été difficile à Hilary de dire jusqu'à quel point elle réussit à simplifier, pour l'intelligence d'Elisabeth, une question aussi compliquée selon Sélina. ”
Edward Sellon, Amours secrètes d’un gentleman
“ Et s’abandonnant dans mes bras, je l’emportai vers un petit bosquet où se trouvait une cabane à outils de jardinier ; je l’étendis sur un peu de paille et j’attaquai sa virginité. Elle se mordit les lèvres dans sa souffrance pour ne pas crier, ce qui me parut de bon augure ; en effet, après quelques bons coups de reins, mon vit pénétra jusqu’au fond. Et sous mes savantes caresses, je sentis que la jolie fille mouillait ; bientôt elle fit entendre des exclamations de plaisir : — Oh ! Que c’est bon ! Où suis-je ? Ah ! Ah ! je meurs ! Ah ! Quel bonheur ! ”
Edward Sellon, Amours secrètes d’un gentleman
“ Puis m’adressant à Chloé dont je n’avais pas quitté le petit conin : « Voudrais-tu savoir, ma chérie, d’où viennent les bébés et comment ils sont faits ? »— Oh ! oui, répondit-elle en m’embrassant.— Tu dois savoir que tu n’es pas faite comme un petit garçon ?— Oui, répliqua-t-elle, c’est ici que vous voulez dire, en montrant l’endroit où mon doigt la chatouillait toujours.— C’est cela ; mais as-tu jamais vu un homme, et voudrais-tu en voir un ?— Oh ! Je crois bien ! S’exclama-t-elle. ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ Tu m’as donné autant de joie que j’en ai jamais rêvée. Je suis à toi, corps et âme ; fais de moi ce que tu voudras ; moi aussi j’adore la terre où tu marches. Nous continuâmes ainsi, échangeant les plus doux serments d’amour et d’affection, jusqu’au moment où, voyant ma pine reprendre sa raideur ordinaire, elle dit : — Oh ! mon chéri, cache ça ; ce serait imprudent de recommencer. Laisse-moi la boutonner moi-même dans ton pantalon. Se mettant à genoux et l’embrassant d’abord, elle la mit dans mon pantalon, qu’elle eut de la peine à boutonner et nous nous dirigeâmes vers la maison. ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ Je bandais moi-même tellement fort que, sans prendre le temps de le lécher, j’approchai mon gros vit du charmant orifice, où je le plongeai d’un seul coup jusqu’aux couilles, faisant presque perdre à Ellen sa respiration. Mais elle se remit à l’instant et, avec toute la fureur de sa jeune lubricité, elle nous amena rapidement tous deux à l’extase finale dans laquelle l’âme et le corps semblent s’évanouir d’un plaisir trop grand pour que notre pauvre humanité puisse le supporter. ”
H. de Graffigny, Aventures extraordinaires d'un savant russe…
“ Lorsqu'on aime vraiment, Séléna, la femme aimée prend dans votre cœur la première place, et ce n'est point sur les prétendus sacrifices que j'ai faits que je me base pour affirmer la sincérité de mon attachement pour vous. ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ Elle s’évanouit dans une telle extase de bonheur ; qu’elle serait tombée sur son ventre si je ne l’avais pas retenue par ses hanches, ramenant son immense derrière contre mon propre ventre. Je renversai ma tête dans une agonie de délices et brayai comme un âne, ainsi que cela m’était déjà arrivé une fois en foutant ma chère et lascive Frankland, et je sentis les trois nerfs de sa matrice m’étreindre la tête de la pine de la même manière que je l’avais déjà ressentie avec Ellen dans le bois. ”
Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ ALCÉSIMARQUE. Eh bien donc, que Jupiter, Junon et Saturne, que... je ne sais plus ce que j’allais dire... Ah !... écoute, femme, et tu connaîtras mon dessein : que tous les dieux, grands, petits, et ceux même qui se contentent de nos rogatons, fassent que de ma vie je ne donne un baiser à ta Silénie, si je ne coupe la tête aujourd’hui même, à toi, à ta fille et à moi ; si je ne vous tue l’une et l’autre, demain, au point du jour ; enfin si je n’extermine tout, à moins que tu ne me la rendes. J’ai dit : adieu. (Il sort.) MÉLÉNIS. Il rentre tout en colère. Que faire à présent ? ”
Dinah Maria Mulock Craik, Maîtresse et servante, par l'auteur de "John Halifax"… (1872)
“ Quand Sélina commença à s'agiter péniblement et que chacune des inflexions de sa voix dolente sembla porter douloureusement sur les nerfs de sa soeur aînée, au point qu'Hilary lui dit enfin d'un ton impatient : « Oh! Sélina, ne pouvez-vous pas vous tenir tranquille ? » Elisabeth sembla sortir tout à coup de sa sombre apathie. ”
“ Sélina arriva. Belle brune aux yeux de diable et aux cheveux abondants, grande, solide, vive comme le mercure, mais âme de commerçante et intelligence de cocotte. Elle nous intimida tous, dès le premier jour. Ses remerciements furent brefs et secs. Elle trouva que notre vie était écœurante ; pour un peu, elle nous aurait reproché la misère de sa mère. Elle afficha son dédain, en se louant une maison pour soi seule, vint nous faire une visite journalière d’un quart d’heure et versa à Set Amra une somme d’argent ridicule, qui nous fut remise pour nous « dédommager ». ”
Edward Sellon, Amours secrètes d’un gentleman
“ Une grande et élégante fille de seize ans montra plus de curiosité que les autres et resta en arrière pour mieux examiner la divinité. Je compris fort bien qu’elle voulait savoir ce qu’il y avait sous le lierre. Aussi, prétextant avoir oublié de donner un ordre à la cuisinière, je priai lady Cécilia de me suppléer auprès de mes invitées, et revenant sur mes pas, je m’avançai doucement dans le feuillage qui se trouve derrière la statue. J’aperçus alors la jolie fille qui avait écarté le lierre et, se haussant sur ses pieds, troussée, essayait de se frotter le conin contre le Priape de marbre. ”
Edward Sellon, Amours secrètes d’un gentleman
“ La drôle de chose ! s’écria Chloé en le prenant dans la main ; comme c’est chaud ! C’est ça que je sens contre mes fesses depuis un moment ! Mais comment cela peut-il faire un bébé ?— Je vais te faire voir, mais je ne te promets pas d’en fabriquer un, car on ne réussit pas toujours. Mais c’est en faisant ce que je vais faire à Phœbé que l’on a des enfants. — Oh ! Je comprends, s’écria-telle en battant des mains, vous allez faire à Phœbé ce que le poney a fait à la jument. Phœbé me les a montrés et m’a tout expliqué comme pour le coq et les poulets. ”
Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ GYMNASIE, à sa mère. De grâce, est-ce convenable ? LA COURTISANE. Tout ce qu’il y a de plus convenable, il n’y a point ici d’étranger. SILÉNIE. J’ai bien raison de vous aimer ; vous me marquez tant d’estime et tant d’égards ! LA COURTISANE. Vois-tu, ma Silénie, il est trop juste que les femmes de notre classe soient gentilles entre elles et bonnes filles : vois ces grandes dames, ces matrones de haut parage, comme elles ont de l’amitié les unes pour les autres : nous avons beau faire comme elles, les imiter, nous subsistons à peine et nous sommes fort mal vues. ”
Dinah Maria Mulock Craik, Maîtresse et servante, par l'auteur de "John Halifax"… (1872)
“ Pendant quelques instants la nature reprit ses droits. Miss Sélina céda à son émotion, quoique sachant la contenir, de peur de porter atteinte à sa robe de satin et à ses dentelles ; mais elle laissa tomber quelques larmes sincères, embrassa affectueusement ses soeurs, en leur disant qu'elle faisait des voeux pour qu'elles fussent heureuses à Richmond, et qu'elle espérait les voir souvent à Russell-square. ”
“ Vous ne vous appartenez plus, la France réclame vos talents, madame de Seldorf restera éternellement maîtresse de votre esprit; et votre coeur faible, indécis, passionné par accès, mais froid par nature, ne sera jamais assez fort pour triompher de votre caractère. Vous pleurez, je le vois, et vos larmes sont sincères; mais vous en répandriez bientôt de plus amères, si, cédant au sentiment généreux qui vous amène, je vous laissais abuser Ellénore sur le sort qui vous attend tous deux. Non, vous ne pouvez sans crime lui promettre une félicité qu'il ne dépend pas de vous de lui donner. ”
Edward Sellon, Le roman de la luxure
“ « — Maintenant, me dit-elle, je vais t’initier aux mystères de Vénus, je vois que tu es discret et que je puis me fier à toi ; couche-toi sur ce banc d’école. » Je me couchai ; elle releva ma chemise, mon pantalon était déjà sur mes talons ; elle releva jupons et chemise, elle s’agenouilla à mon côté et se mit à me sucer la pine si délicieusement, que je crus qu’elle allait éclater. Elle se releva alors, m’enjamba, releva ses jupons jusqu’au ventre et me montra, à ma grande stupéfaction, une immense masse de poils qui couvraient tout le bas de son ventre. ”
