Panaït Istrati

Élements biographiques

Portrait de Panaït Istrati Panaït Istrati Kyra Kyralina

Un jour, près de Dlepta, une attaque brusque et inattendue le jeta contre terre, la tête en avant ; il heurta un rocher et se blessa.
« Barba Yani ! Aman, Barba Yani ! Que faites-vous ? Vous avez mal ? »
Non, Barba Yani n’avait plus mal Le mal resta pour moi...
Ce fut le ver rongeur de ma vie d’après. La nostalgie de cette amitié perdue et le désir de chercher, malgré tout, une affection me décidèrent, quelques années plus tard, à retourner dans mon pays, à m’approcher d’un être humain, à l’aimer comme j’aimais Kyra et ma mère, comme j’aimais Barba Yani.
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Portrait de Panaït Istrati Panaït Istrati Europe

Je sais encore que notre plus grande erreur est de trop désirer le bonheur, tandis que la vie reste indifférente à nos désirs : si nous sommes heureux, c’est par hasard ; et si nous sommes malheureux, c’est encore par hasard. Dans cette mer pleine d’écueils qu’est la vie, notre barque est à la merci des vents, et notre adresse ne peut éviter que peu de chose. Et c’est inutile d’accuser quelqu’un, ou d’accrocher son espoir à quelque chose : on est destiné au bonheur ou au malheur, avant de sortir du ventre de sa mère.
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Portrait de Panaït Istrati Panaït Istrati Kyra Kyralina

DRAGOMIR
Quatre ans s’étaient écoulés depuis le jour où Adrien avait écouté, de la bouche de Stavro, l’histoire de Kyra. Malgré ses recherches et ses efforts pour rencontrer le malheureux limonadier et lui prouver son affection et son amitié, celui-ci était resté introuvable. Il le crut mort. Et l’existence, maintenant fort mouvementée, de notre passionné jeune homme, suivit sa destinée.
Mais cette destinée était toute à son service, au moins pour ce qui l’intéressait le plus dans la vie : le besoin de regarder sans cesse dans le gouffre de l’âme humaine.
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