Fez

Définition et enjeux

Portrait de Albert Millaud Albert Millaud,  Voyages d'un fantaisiste : Vienne… (1873)

“ Le fez entre dans la tête comme une casserole. On l'enfonce jusqu'aux yeux; les élégants le portent sur l'occiput, mais c'est pour faire du chic. Ceux-là ne portent pas le fez, ils le prostituent, ils le charcutent, ils le méconnaissent. Pour qu'un fez soit un vrai fez, il faut qu'il ait la forme d'un pot de fleurs renversé. ”
Source : Gallica

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun,  Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde… (1853-1854)

“ Le vieux Fez est la plus considérable et la plus basse ; elle fut fondée en 793 ; ses rues sont étroites et sombres, ses maisons, construites soit en briques, soit en pierres, ou même en terre, sont plus élevées que la plupart de celles des autres parties de la Barbarie que nous venons de parcourir : presque toutes ont une citerne. Le nouveau Fez, qui date du treizième siècle, est la ville haute ; ses maisons sont mieux bâties : plusieurs possèdent de beaux jardins; les Juifs y ont un quartier où on les enferme pendant la nuit. ”
Source : Gallica

Amélie Chevalier,  Les voyageuses au XIXe siècle

“ Les deux aînées portaient des tuniques de brocart cramoisi, ornées sur le devant de larges galons d’or ; ces tuniques, ouvertes, laissaient apercevoir des robes de cachemire, avec des manches très étroites terminées par des franges d’or. La tunique de la plus jeune, en brocart bleu de ciel, avait des ornements d’argent. Toutes trois possédaient de magnifiques cheveux noirs, s’échappant en tresses innombrables d’un fez en filigrane d’argent ; toutes trois étaient chaussées de babouches brodées d’or, et portaient des pantalons bouffants serrés à la cheville du pied. ”
Source : Wikisource

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